Lorsque le président du parlement Pavol Paška a démissionné de ses fonctions après les élections municipales, se démettant aussi de son mandat du député, le premier ministre Robert Fico a déclaré que dans les 48 heures il annoncerait le nom de son successeur. Finalement, les citoyens ont attendu 9 jours pour connaître son nom. Initialement était pressenti le ministre de la culture Marek Maďarič, mais semble t-il, selon les rumeurs, ce dernier ne ressentait que peu, voire pas d’intérêt d’assumer cette fonction constitutionnellement importante.
Il ne fait aucun doute que le parlement entérinera cette candidature dans le courant de la soire après un débat de pure forme. L’ascension de Peter Pellegrini au sein du gouvernement pour finalement accèder à cette haute responsabilité parlementaire et constitutionnelle prend l’aspect de la trajetectoire d’une météorite, surprenant aussi les spécialistes. Du poste de secrétaire d’Etat aux ministères des finances, puis de ministre de l’éducation nationale il va se trouver propulsé aux secondes plus hautes de l’Etat après 145 jours de présence à la tête de ce ministère. D’où les commentaires des milieux informs : « Je ne sais pas si le parti gouvernemental Smer enregistre une crise interne », s’exprime consécutivement à cette nomination le politologue Ján Baránek. Et d’ajouter : « C’est un travail exigeant avec beaucoup de responsabilités, la stratégie qu’adoptera Monsieur Pellegrini est de toute première importance. Mais d’une telle décision, je ne m’y attendais pas » . Selon le premier ministre, lors des cinq mois passés au poste de ministre de l’éducation nationale, Peter Pellegrini a révélé ses grandes compétences, il est jeune, plein d’énergie. Mais selon le politologue Miroslav Kusý, le nouveau président du parlement ne créera pas de problèmes au gouvernement. Il écoutera les directives du premier ministre Robert Fico.
Peter Pellegrini a été remplacé au poste de ministre de l’Eduation nationale par le secrétaire d’Etat de ce ministère Juraj Draxler. Le politologue Baránek met en garde soulignant que pour le secteur de l’enseignement cette valse ministérielle peut engender une grande blessure. Lors du mandat du gouvernement actuel c’est le troisième ministre à le prendre en charge.
source : Novy cas, SITA