La Commission centrale électorale évalue les élections communales qui se sont déroulées samedi dernier comme calmes, sans manifestations perturbatrices notables. La présidente du Bureau slovaque des statistiques Ľudmila Benkovičová a annoncé la participation électorale : dans les villes elle s’est élevée à 38, 25 %, dans les communes à 60, 92 %. Globalement ce sont donc 48,34 % des électeurs qui ont participé aux élections municipales 2014.
La circonscription électorale présentant la plus faible participation est Bratislava, 33, 79 % des électeurs se sont rendus aux urnes. La participation la plus élevée est enregistrée dans l’extrême nord-est du pays à Svidník, 60,25 %.
Selon l’analyste Ján Baránek, les résultats des municipales représentent un signal important pour la droite des’unir. Il a souligné que la droite a cédé des positions. Dans les chefs lieux de districts dominent les candidats indépendants et les membres du parti gouvernemental Smer qui maintiennent une avance énorme devant les autres partis. Selon l’analyste Eduard Chmelár la croissance du succès des candidats indépendants est due aux efforts de la population de se libérer d’être gouverner par des groupes financiers.
Les élections communales en Slovaquie ont été marquées de plusieurs surprises. Pour l’analyste Ján Baránek, la surprise première est la victoire du candidat indépendant Ivo Nesrovnal aux fonctions de maire de Bratislava. Viennent ensuite le maire sortant Milan Ftáčnik, puis Milan Knažko, acteur connu et animateur principal des manifestations lors de la révolution de velours en troisième position. Après 25 ans de pouvoir, les chrétiens démocrates ont perdu la mairie de Trnava. C’est aussi un candidat indépendant, Peter Bročka, qui dirigera la municipalité dans cette ville appelée « Petit Rome ».
L’orientation politique des citoyens en Slovaquie évolue et se traduit par un transfert hors des partis. Les candidats se présentant sans étiquette, se réclamant indépendants deviennent majoritaires. Ce mouvement s’était déjà esquissé lors des élections régionales, et s’était confirmé en quelque sorte à l’occasion des présidentielles du printemps dernier. Cette tendance se poursuit et s’affirme, constate l’analyste Baránek, et d’ajouter qu’au sud de la Slovaquie, où généralement l’emportaient des candidats du Parti de la Coalition hongroise, SMK, ils sont aujourd’hui devancés par des candidats indépendants. Toutefois SMK s’inscrit en 3e position à ces élections communales, quant au nombre de sièges obtenus au sein des conseils municipaux.
«L’expression politique des citoyens en Slovaquie se détache de plus en plus des partis pour se reporter vers des candidats se déclarant indépendants. Ce n’est pas une bonne tendance, mais la faute en revient aux partis politiques qui n’ont pas engendré en leur sein l’apparition d’une nouvelle génération d’hommes politiques », explique l’analyste.
source : Pravda, TASR