Un nombre important des enfants venus des pays du tiers monde en Slovaquie, sans leus parents disparaissent. Entre 2009 et 2013, a été enregistré en Slovaquie la venue de 775 enfants seuls abandonnés ou pour le moins non accompagnés d‘un des parents, dont plus de 70% sont aujourd’hui introuvables.
C’est ce qu’a déclaré la semaine dernière lors d’une conférence de presse la directrice de la Ligue pour les droits de l’homme, Mme Zuzana Števulová. Parmi les 775 enfants, un petit nombre a demandé l’asile, mais la plupart d’entre eux ont été placés dans une maison spéciale d’accueil pour enfants. Or, Mme Zuzana Števulová attire l’attention sur le fait que la plupart de ces enfants ont disparu, se sont évanouis dans la nature, et on ne sait pas du tout où sont-ils à l’heure actuelle, ni en consèquences ce qu’ils sont devenus. C’est la raison pour laquelle La ligue pour les droits de l’homme a décidé de relever le destin de ceux-ci. Son projet intitulé « Les enfants disparus » a été effectué grâce à la subvention offerte par la Fondation pour une société ouverte, matérialisé par la publication d’un livre. Pour sa part de Mme Katarína Fajnorova faisant partie elle aussi de la Ligue pour les droits de l’homme, déclare que la plupart des enfants sont arrivés en Slovaquie par la frontière slovaco-ukrainienne. Selon la Ligue pour les droits de l’homme, il existe plusieurs raisons à leur disparition et c’est pourquoi, elle propose quelques recommandations. « Lorsqu’ un enfant slovaque disparait, tout de suite, on lance un avis de recherche, mène une enquête, mais il n’en va pas de même pour ces enfants venus des pays du tiers monde. Ceci va à l’encontre de ce que prescrivent les droits de l’enfant vis-à-vis desquels la Slovaquie s’est engagée en signant le traité s’interdisant toute discrimination », avance-t-elle en insistant et faisant remarquer que jamais, n’est ouverte la moindre enquête au niveau national ou international. Cela n’existe qu’au stade local et dans des cas ou souvent, ces enfants sont victimes du trafic d’êtres humains, de violences sexuelles et d’exploitation du travail.
Selon la directrice de la Ligue pour les droits de l’homme, Mme Zuzana Števulová, il est nécessaire d’adopter certaines dispositions préventives pour mettre un terme à ce phénomène préoccupant. Selon ses propos, la Slovaquie ne dispose d’ aucune statistique sur ces enfants disparus, elle ne les prend pas en compte suffisament et ne met en place aucune mesure pour s’opposer à ce fait.
Le destin des enfants séparés de leurs parents, immigrés des pays du tiers monde, sont dans la plupart des cas très tristes, et en général, ils vivent dans la peur et l’anonymat. Nombreux d’entre eux auraient souhaité entreprendre des études pour devenir médecin ou homme de lois, mais automatiquement, ils ont été placés dans des écoles d’apprentissage et donc, ils ont perdu leur rêve d’avenir et toute chance de l’atteindre.