Les Vietnamiens 2.0. Made in Slovakia ?

Les Vietnamiens 2.0. Made in Slovakia ?

Le lycée Golian à Nitra publie depuis plusieurs années une revue qui s’intitule Ozvena, l’écho en français. Ces derniers temps, cette revue s’est vu décerner plusieurs prix, tant pour son contenu que sa forme. Et personne ne s’est étonné que la rédactrice en chef d’Ozvena est d’origine vietnamienne. « Je corrigeais les fautes d’orthographe en  slovaque de mes copains de classe », souligne-t-elle en souriant. Zanka Duong Thanh a fait ses études à Nitra tout en travaillant dans un sushi bar. Devenir rédactrice en chef, c’est une belle avancée.

Les Vietnamiens ont commencé à affluer en Tchécoslovaquie au cours des années 50 du siècle dernier. Encore dans les années 90, les parents vietnamiens qui pouvaient se le permettre, cherchaient des écoles privées internationales  pour que leurs enfants ne soient pas les seuls élèves « différents » dans la classe. La société s’habitue lentement à ces Slovaques aux yeux bridés portant le nom de famille Nguyen.

« Les enfants bananes », c’est aussi ainsi qu’on appelle sous forme de clin d’oeil cette seconde génération de Vietnamiens. Jaunes à l’extérieur et blancs à l’intérieur. Les descendants des parents de la forte vague d’immigration des années 1980-1990 sont devenus, entre-temps, de jeunes adultes. Ils font des études universitaires, ils démarrent leur carrière. Soit ils sont nés en Slovaquie, soit ils sont arrivés à l’âge où le slovaque est devenu leur première langue. Les Vietnamiens 2.0 sont complètement différents de leurs parents. Mais sont-ils comme les Slovaques du même âge ? Zanka, âgée de 21 ans, estime que même si elle a été toute sa vie partagée entre deux cultures, elle se sent Européenne de coeur.

Maroš Nguyen qui a 25 ans est conseiller financier, n’a jamais été au Vietnam, mais il se réjouit déjà d’apprendre à ses enfants à préparer des plats vietnamiens quand ils seront plus grands.

Les jeunes Vietnamiens sont intégrés. A la différence de leurs parents, ils n’ont pas d’association. Fonctionnent en Slovaquie la Communauté des Vietnamiens et l’Union des femmes vietnamiennes, mais dans le cadre de ces organisations les jeunes sont plutôt passifs. Leurs intérêts sont déjà ailleurs.

source : SITA

 

 

 

Zuzana Borovská

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