Déficit : le trou budgétaire slovaque s’élargit

Déficit : le trou budgétaire slovaque s’élargit

Bien qu’en juin de cette année, la Slovaquie ait échappé à la procédure de déficit excessif, ce dernier frôle de nouveau le seuil des 3 % du PIB. Le Ministère des finances a revu à la hausse la prévision concernant l’évolution de la situation budgétaire pour cette année. L’objectif budgétaire principal du gouvernement slovaque pour l’année en cours a été fixé à 2,64 % du PIB ; or, selon la nouvelle estimation, ce déficit pourrait atteindre 2,93 %. C’est ce qui ressort du Rapport sur l’évolution macroéconomique adopté par le gouvernement après l’intégration du pronostic macroéconomique et fiscal du mois de septembre par le Ministère des finances.

En juin, la Commission européenne a rayé la Slovaquie de la procédure de déficit excessif, appliquée aux pays dont le déficit a dépassé les 3 % de leur PIB. La Slovaquie a su convaincre Bruxelles que cette année pas plus que les années à venir elle ne dépasserait ce seuil. Le Ministère des finances évoque une érosion des budgets des municipalités et des communes, une évolution pire que prévue dans l’assurance maladie ainsi qu’une nouvelle méthodologie européenne ESA 2010 comme les raisons principales d’un déficit budgétaire plus important que prévu. Par contre, le prélèvement des cotisations pour l’Assurance sociale ainsi que celui des impôts devraient connaître une amélioration. Dans son rapport, le ministère constate que le PIB continue néanmoins sa légère croissance, en comparaison interannuelle celle-ci est de 2,5 %. La consommation intérieure a enregistré le meilleur dynamisme depuis 2008. Toutefois, cette tendance est modérée par les problèmes que rencontrent certains partenaires commerciaux slovaques, notamment l’Allemagne, ce qui se traduit par un léger ralentissement des exportations. Un autre facteur entre en jeu : l’industrie automobile slovaque a atteint le plafond de ses capacités de production, ce qui fixera prochainement les limites aux exportations slovaques. Une bonne nouvelle est celle que la hausse de la demande intérieure a conduit à la croissance de l’emploi : il s’est élevé de 1,2 %, le taux de chômage s’étant situé à 13,2 %. Quant au salaire moyen dans l’économie nationale, il s’est élevé au cours du deuxième trimestre de cette année de 4,8 %, pour atteindre 857 euros mensuellement. Selon le Ministère des finances, les salaires devraient croître cette année le plus rapidement depuis 2007 ; les prix, quant à eux, stagneraient dans les mois à venir.

Andrej Záthurecký

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