Les collaborateurs scientifiques de l’Académie slovaque des sciences viennent de lancer un portail et une initiative intitulée « La science veut rester vivante ». Au travers cette initiative, les savants slovaques voudraient attirer l’attention sur les problèmes actuels de la science, la recherche et l’enseignement en Slovaquie ainsi que soutenir des changements positifs dans ces domaines.
Sur le nouveau portail, les savants de l’Académie slovaque des sciences informent que la science et la recherche en République slovaque doivent faire face de longue date à une insuffisance de soutien financier. Ils soulignent qu’en ce domaine, quant à la quote-part du PIB attribué à celui-ci, la Slovaquie occupe les dernières places parmi les pays membres de l’UE et de l’OCDE. « Nous sommes convaincus que la science et la recherche sont des éléments irremplacables au sein de la société et c’est pourquoi nous sommes résolus à appeler les personnes autorisées et compétentes pour que le soutien de la science et la recherche deviennent une priorité réelle, tout comme cela est dans dans tous les pays développés du monde », ont écrit les savants slovaques sur le nouveau portail intitulé «La science veut rester vivante».
Lors de la première journée de son existence, l’Initiative a reçu le soutien de plus de 130 savants slovaques. Début septembre, dans une lettre ouverte, les scientifiques et savants de l’Académie slovaque des sciences ont mis en exergue la première proposition du budget d’Etat pour 2015, qui envisage pour l’Académie un budget s’élevant à 50.5 millions d’euros, ce qui représente unu réduction de 16.9% par rapport à l’année précédente. Ainsi, ont-ils fait observer que dans cette situation leurs salaires devraient subir une baisse de 10%, qui conduiraient certains chercheurs et savants à cesser de travailler sur leurs projets.
A noter que l’initiative « La science veut rester vivante » est le fruit de la jeune génération des savants, qui sont frappés le plus par l’abaissement annuel du budget affecté à l’Académie slovaque des sciences, dont les Insitituts ne peuvent pas accueillir souvent des jeunes savants, puisqu’ils sont obligés d’abaisser leurs effectifs personnels.