Justice : des bracelets électroniques pour remplacer la prison ?

Justice : des bracelets électroniques pour remplacer la prison ?

En Slovaquie, certains prisonniers pourraient purger leur peine à la maison. Sous le contrôle d’un bracelet électronique. Le ministère de la justice veut lancer un projet pilote cet été 2015 : il concernerait 2000 condamnés.

Pour purger cette peine à domicile, les condamnés devront être surveillés via le port d’un bracelet électronique. Le Ministère de la justice a présenté son projet de loi à la presse fin de la semaine passée. Le système de surveillance des personnes condamnées devrait être lancé cet été. Il devrait être fonctionnel à partir de 2016. Pour financer ce projet, la Slovaquie a reçu des fonds européens à hauteur de 22 millions d’euros. La porte-parole du ministère a souligné que ce système faisait entrer l’incarcération en Slovaquie dans le 21e siècle.

le bracelet moins cher qu’une cellule

Actuellement, l’emprisonnement à domicile est peu utilisé par la justice du pays. Selon la rectrice de l’académie de police, qui a participé à la proposition de loi, cela ne concerne actuellement que 40 prisonniers par an. Le nouveau système de surveillance des individus permettra d’en suivre 2000. Un prisonnier incarcéré dans une cellule traditionnelle coûte 14000 euros par an à l’Etat. Avec un bracelet électronique, cela lui reviendre trois fois moins cher. La nouvelle loi règle les dispositions techniques permettant d’utiliser ces bracelets. Des amendements au code pénal ont été aussi prévus afin de rendre légalement possible leur utilisation : ils spécifient dans quelle mesure ceux-ci pourront être utilisés. L’idée est de recourir plus souvent à la résidence surveillée. Il faudra dans la foulée augmenter le nombre d’agents de probation et de médiation.

Le système permet de contrôler si le prisonnier respecte les règles de la détention à domicile. Une centrale de contrôle fonctionnera 24 heures sur 24. Son rôle consistera à évaluer les incidents et coopérer selon les cas et les besoins avec le corps de police. Le système peut vérifier de nombreuses données comme le rapprochement d’une personnes protégée, la consommation d’alcool. Le bracelet ne pourra être enlevé et sera porté à la cheville.

sita

Jacques Hoflack

Živé vysielanie ??:??

Práve vysielame