ONU : Discours du président Andrej Kiska

ONU : Discours du président Andrej Kiska

Le président de la République slovaque Andrej Kiska a prononcé son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU hier jeudi à New York.

l’inviolabilité territoriale, en Ukraine comme ailleurs

Lors de son intervention, il a rappelé qu’il y a vingt ans l’Ukraine abandonnait ses armes nucléaires en échange d'un contrat assurant l'inviolabilité des frontières avec des pays comme la Russie, la Chine, les États-Unis et la France. Et de constater qu’à l’heure actuelle, la situation est complètement différente. L’Ukraine qui a abondonné son programme nucléaire contre la garantie que ses frontières ne seraient pas violées, a perdu la Crimée et connait un conflit sur son territoire. Le chef de l’Etat a rappelé que la politique étrangère slovaque rejetait toute violation de l’intégrité du territoire des Etats. Et de préciser que la ligne de la Slovaquie était claire à ce sujet, l’Ukraine et l’annexion de la Crimée n’étaient pas  une exception. Il a souligné que la Slovaquie se devait de respecter l’intégrité du territoire de l’Ukraine et le droit souverain du peuple ukrainien de décider de son destin librement et en toute indépendance. Selon Andrej Kiska, la République slovaque est convaincue qu’une paix durable ne peut être maintenue en Ukraine que grâce au dialogue et aux efforts diplomatiques, y compris de la part de la Russie, c’est pourquoi l’ONU joue dans ce dossier un rôle clé. Il a déclaré que l’Ukraine avait besoin que la paix soit rétablie, de stabilité, de réformes et de la garantie que son territoire ne soit plus violé. Et de conclure en affirmant que la Slovaquie était prête à participer à ce processus.

l’ONU, la conscience du monde

Le président Kiska a également rappelé la participation des militaires slovaques en Afghanistan ; il a évoqué la menace terroriste que représentait actuellement l’Etat islamique pour l’Irak et la Syrie. Il a déclaré : « Nous avons cru que le nombre de conflit allait baisser. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une réalité inverse : l’instabilité est devenue le nouveau statu quo. Cette instabilité, la pauvreté, la haine constituent le terreau et le catalyseur du terrorisme. Et ce terrorisme est une menace qui touche tout le monde. » Malgré cela, l’ONU ne doit pas renoncer selon le président à être la conscience du monde. L’organisation devrait être une autorité capable de définir, d’empêcher et de résoudre les conflits et les problèmes. Ses membres devraient ensemble être capables de convaincre les gens du monde entier que l’ONU sauvegarde les règles et principes internationaux sur lesquels repose l’organisation. Si l’ONU devait manquer à sa tâche, l’humanité selon Andrej Kiska n’aurait plus l’assurance que le totalitarisme, l’injustice et l’immoralité ne prennent plus le pouvoir dans le monde.

tasr

Jacques Hoflack

Živé vysielanie ??:??

Práve vysielame