Sécurité : pas d’alcool sur la route comme sur l’eau

Sécurité : pas d’alcool sur la route comme sur l’eau

Boire ou conduire et naviguer : il faudra choisir en Slovaquie. La police traque l’alcool non seulement au volant, mais aussi dernière le gouvernail. Le ministère de l’intérieur a annoncé début septembre l’ouverture d’une réflexion d’experts ayant pour objectif la mise en place de nouvelles armes pour poursuivre sa lutte contre l’alcool au volant.

Boire ou conserver sa voiture ?

Les automobilistes qui rouleraient avec un taux d’alcool de plus d’un pour mille  pourraient se voir retirer leur véhicule. C’est ce que propose l’Agence du transport international. Selon elle, des amendes plus lourdes, la confiscation du permis ou la menace d’un emprisonnement ne sont pas efficaces. Et de proposer une méthode plus radicale : confisquer la voiture. C’est ce que le directeur de l’agence a déclaré récemment lors d’une conférence de presse. Une autre disposition pourrait être de retirer le permis pour une longue période voir définitivement. Ces propositions pourraient être présentées aux ministres de l’intérieur et de la justice.

L’une des solutions pourrait être de confisquer le véhicule du contrevenant. On évoque également la privation de liberté allant de cinq à sept jours mais aussi les campagnes de prévention qui auraient d’ailleurs déjà porté leurs fruits. Depuis 2008, qui fut en ce qui concerne l’alcool l’année la plus meurtrière sur les routes avec 3122 cas,  la police a réussi à faire baisser les accidents imputables à l’alcool de 55 % : 1696 cas en 2013. Au cours des sept derniers mois, les statistiques de la police font état de 899 cas. Des chiffres qui parlent et la police entend poursuivre en ce sens.

Barrage de Gabcikovo :  des capitaines alcooliques ? non, merci !

Il n’y a pas que les chauffeurs sur la route qui devront faire attention à leur consommation. Les marins n’ont qu’à bien se tenir. Gabcikovo ne veut plus de capitaine Haddock sur ses eaux. Sur le plus grand barrage de Slovaquie, outre la réparation d’une écluse,  le travail ne manquera pas pour la police fluviale. Elle devrait en automne vérifier la capacité des équipages à naviguer en toute sécurité sur le site.  La raison de cette disposition radicale est souvent l’incapacité pour le bateau de manœuvrer correctement. Les raisons sont multiples, mais l’une d’entre elles donne plus particulièrement du soucis : l’alcool. Certains équipages seraient dans des états pas possibles, selon le directeur général du site. C’est pourquoi certains accidents stupides endommagent les parois de la chambre de l’écluse  lorsque le navire est manoeuvré par un capitaine éméché. La solution ? Des patrouilles sur les eaux du Danube. Les inspecteurs pourront inspecter les bateaux et faire passer les alcotests. Ils navigeront du pont Apollo jusqu’à la commune de Sap. Une liste noire des capitaines et des armateurs sera dressée. Et le directeur de conclure : « Certains capitaines sont de réels dangers pour le barrage, les autres bateaux ou pour eux-mêmes. » Avis donc aux capitaines, il faudra s’en tenir à l’eau.

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Jacques Hoflack

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