En Slovaquie, l’euthanasie est illégale. Presque 60 % des Slovaques jugent important de résoudre cette question. Environ 56 % des gens interrogés estiment qu’une personne atteinte d’une maladie incurable devrait avoir la possibilité de mettre fin à ses jours sous l’assistance d’un médecin.
C’est ce qui ressort du sondage d’opinion publique mené par l’agence Focus à l’initiative du parti Liberté et Solidarité (SaS). Les libéraux comptent en effet lancer le débat et élaborer une proposition de loi. Le sondage s’est déroulé du 22 au 29 juillet sous la forme d’un entretien dans un bus itinérant avec 1051 Slovaques âgés de plus de 18 ans. L’agence leur a demandé de se prononcer sur l’euthanasie en leur donnant comme exemple une personne gravement malade et en grande souffrance, et qui désirerait mettre volontairement fin à ses jours sous l’assistance d’un médecin. Presque six Slovaques sur dix estiment cette question importante. Concernant le lien des personnes sondées avec la religion, cette question est plutôt importante pour 47 % des personnes se déclarant profondément croyants, 61 % se déclarant croyants, 52 % indécis, 63 % sans religion et 66 % athées. Autre question posée : « Vous personnellement, dans quelle mesure êtes-vous d’accord ou non pour qu’une personne incurable ait la possibilité de recourir volontairement à l’euthanasie médicalement assistée ? » Environ 18 % des sondés ont répondu qu’ils étaient totalement d’accord, presque 40 % plutôt d’accord. Par rapport à leurs convictions, sont d’accord 33 % des personnes fort croyantes, 55 % se déclarant croyants, 57 % indécis, 69 % sans religion et 72 % athées.
ouvrir le débat
Selon le SaS, la souffrance concerne chacun d’entre nous indépendamment de notre religion ou de nos opinions politiques. Comme l’a déclaré la vice-présidente du parti Jana Kiššová, le sondage montre que de nombreux croyants soutiennent aussi l’euthanasie comme moyen de mettre fin à des souffrances insupportables. Autant de signes qui invitent le parti à ouvrir un débat public sur les possibilités de mettre en place l’euthanasie dans le pays. Et de conclure que ce n’est pas parce que ce problème n’a pas été traité jusqu’à présent qu’il n’existe pas.
tasr, sita