À partir de janvier 2015, les startups slovaques devraient être exonérées de l’impôt sur le revenu. Selon un projet élaboré par le Ministère des finances, les petites et moyennes entreprises développant une idée innovatrice devraient bénéficier d’une exonération totale de leurs revenus pendant les deux premières années de leur activité, passé cette période elle devrait toujours rester plus basse que les 22% pratiqués pour les personnes morales.
Simultanément, le ministre des finances Peter Kažimír propose d’exonérer ces startups du paiement de la licence fiscale, introduite récemment par le gouvernement slovaque. Cette mesure devrait concerner les jeunes entreprises qui au tout début de leur activité ne produisent pas de bénéfice ou dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas les 200 milles euros. Et le gouvernement ne compte pas s’arrêter là, il propose dans le même temps une série de mesures positives destinée à donner un coup de pouce aux jeunes disposant d’un potentiel créatif pour lancer une activité entrepreunariale innovatrice. Ainsi, l’État slovaque entend détacher une somme de 80 millions d’euros provenant essentiellement des fonds européens en vue d’assurer à ces jeunes gens une formation qui les aidera à s’orienter pour savoir ce qui pourrait concourir à leur succès. En plus, il sera possible à ces jeunes entrepreneurs de fonder une société à responsabilité limitée pour seulement un euro. Devrait être également fondée une agence d’État spécialisée pour réunir tout l’agenda concernant les startups qui est présentement dispersé parmi plusieurs autres institutions et ministères. Et pour finir, une définition de la startup devrait être précisée au niveau de la législation et une liste des startups accessible au public serait créée.
Selon l’estimation, de 800 à 1000 nouvelles startups ont vu le jour en Slovaquie au cours des trois dernières années. Font partie de cette estimation également des projets à courte durée, il est cependant difficile de déterminer combien de ces startups ont pu survivre à la première phase et aboutir à une véritable activité entrepreunariale. Les jeunes entrepreneurs accueillent l’information sur les mesures préparées avec satisfaction. Citons un exemple parmi d’autres, Zuzana Krnáčová qui a lancé avec ses amis une petite entreprise dans le secteur de l’ammeublement : « Pour une startup qui existe plus d’un an et est toujours dans le rouge, c’est une bonne nouvelle ».