La plupart des Slovaques déclarent ne pas être satisfaits du comportement de l’Etat vis à vis du financement de l’Eglise. C’est le résultat la dernière recherche entreprise par l’Institut sociologique auprès de l’Académie slovaque des sciences. Lundi dernier, les conclusions de cette enquête ont été présentées lors d’une conférence de presse.
L’orientation de l’étude a été dirigée, entre autres, à l’opinion des citoyens slovaques sur les relations entre l’Etat et l’Eglise et selon les résultats obtenus il s’avère que près d’un tiers de la population slovaque (31.4 %) souhaiteraient une séparation totale de ces deux institutions . Un quart des Slovaques interrogés s’est prononcé en faveur d’un soutien partiel de l’Eglise par l’Etat en certains domaines bien définis d’utilité publique, et seulement un petit pourcentage des Slovaques souhaiteraient conserver le modèle existant.
Le sociologue Miroslav Tizik de l’intitut sociologique auprès de l’Acadèmie slovaque des sciences fait ressortir que l’enquête a démontré que l’opinion publique vis à vis des relations Eglise-Etat est différente de celle de sa représentation politique, soulignant que représentants de l’Eglise et hommes politiques sont parfaitement conscients de cet état de faits.
Ce travail de recherche a démontré également que plus d’une moitiée de la population serait favorable à l’introduction d’un l’impot religieux contre lequel cependant plus de 27% des citoyens s’est prononcé. Par ailleurs, 26% des personnes interrogées se sont déclarées soit dans l’incapacité de répondre soit s’abstenir de prendre position.
L’Institut sociologique auprès de l’Académie slovaque des sciences a recherché également dans quel état d’esprit se situait l’opinion publique sur les questions d’actualité au sein de l’Eglise. Il en ressort que plus d’une moitié des personnes interrogées seraient favorables au mariage des prêtres et ont exprimé le souhait de voir l’Eglise adopter une position plus favorable vis à vis des moyens anticonceptionnels.
Soulignons que l’Institut sociologique a réalisé cette recherche en coopération avec l’Institut des sciences politiques auprès de l’Académie slovaque des sciences et la Faculté des lettres de l’université Comenius à Bratislava.