Les seniors slovaques au seuil de pauvreté

Les seniors slovaques au seuil de pauvreté

Selon l’analyse effectuée par l’Institut pour les risques socio-économiques, actuellement, en Slovaquie, plus de 300 000 seniors vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Ils doivent vivre dans cet état disposant d’un revenu mensuel au plus égal à 337 €.   C’est la somme exacte de 337 € que l‘Office national des statistiques  a défini en tant que seuil de pauvreté en 2013. En comparaison avec l’année précédente, cela représente  de 9 € de moins mensuellement.

C’est avant tout la catégorie des seniors âgés de plus de 70 ans qui se retrouvent dans le groupe qui vit au-dessous de ce seuil. De toute la structure des retraités, il représente de  45% à 50%, ce qui est considérable. M. Martin Halas de l’Institut pour les risques socio-économiques souligne que plus de 195 000 seniors, parmi lesquels  83 % sont en invalidité, se trouvent en situation de pauvreté et dans ce cas-là, il y voit de la discrimination. En fait, si l’invalide travaille, l’Etat lui baisse automatiquement les allocations.

En tous cas, les revenus des seniors sont considérablement plus bas et ils dépendent de l’aide de leurs familles et de tiers . Dans la pratique, cela fonctionne de telle manière que les charges liées au logement, à l’alimentation, aux médicaments et autres, sont assurées aux seniors par leurs proches. Ainsi se substituent-ils en quelque sorte au rôle de l’Etat,  constate l’analyste. Et il ajoute une disproportion qui apparaît entre les pensions  de retraite les plus basses, perçues par les retraités parvenus à ce stade avant 2004. La différence entre celui qui a commencé à toucher la pension de retraite avant 2004 et celui qui en a acquis les droits après 2004 est de 70 €.

Est en cela évoqué la possibilité de vivre dans un pays déterminé de manière considérée digne. La sociologue Zuzana Kusa de l’Académie slovaque des sciences explique que le sentiment de pauvreté intervient chez les personnes dès l’instant  où elles manquent de moyens pour assurer leurs besoins essentiels ou ceux de leurs proches. Le problème rèside dans le fait que les seniors slovaques n’ont pas la possibilité de se procurer un standard de vie  habituel,  dans les domaines du chauffage du ménage, de l’alimentation, des vacances, etc.

L’Institut pour les risques socio-économiques considère comme question sans réponse  celle de la revalorisation des pensions de retraite. Selon Martin Halas, ces dernières devraient suivre la croissance de l’économie en particulier celle des salaires.  C’est ce qui ne se fait pas. Voilà pourquoi, les spécialistes proposent que lors du calcul des pensions de retraite on prenne en considération, hormis la croissance des salaires, celle de l’inflation, les revenus nets par personne, la croissance des charges pour les  personnes aux revenus les plus bas. Et le décompte  devrait  être calculé sans prendre en considération la date où le senior part en retraite. Chacun qui a travaillé et qui  a payé ses cotisations mérite de la part d’Etat que ses revenus, en tant que retraité, se situent  au-dessus du seuil de  pauvreté, a-t-elle ajouté.

Tatiana Minarovičová

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