Marché slovaque « inondé » des denrées alimentaires de l’Ukraine ?

Marché slovaque « inondé » des denrées alimentaires de l’Ukraine ?

Si la Fédération russe décide d’imposer l’embargo sur l’importation des denrées alimentaire en provenance d’Ukraine, cette dernière s’efforcera de compenser cette perte par de nouveaux marchés.

Selon la Directrice de la Chambre agroalimentaire de Slovaquie, Jarmila Halgašová, l’une des possibilités présentes pour l’Ukraine est le marché oriental de l’UE ; et ce, suite à la suppression par l’UE des droits de douane à l’importation des aliments en provenance d’Ukraine. Toujours aux dires de Jarmila Halgašová, il est très probable que les magasins de produits alimentaires en Slovaquie seront bientôt envahis par les produits ukrainiens. Et vu que les produits agroalimentaires provenant d’Ukraine s’avèrent déjà moins chers, on s’attend à ce que le consommateur slovaque les achète en priorité.

Il est connu que les Slovaques, vivant près des frontières ukrainiennes et souhaitant économiser, vont faire leurs courses en Ukraine. Si cette tendance se poursuit, cela peut avoir pour conséquence une perte d’emplois dans le secteur agroalimentaire en Slovaquie.

Récemment, encore en rapport avec la suppression des droits de douane à l’importation des aliments ukrainiens, le président de l’Union des volailleurs slovaques, Daniel Molnar, a reconnu que son organisation n’avait aucune expérience avec les produits ukrainiens. Il est donc difficile de juger de leur qualité. Néanmoins, la volaille ukrainienne sur les étals slovaques suscite des craintes. Surtout celle provenant de la région de Tchernobyl, car le sol y est toujours contaminé. Après la suppression des droits de douane, les fermiers et les producteurs agro-alimentaires slovaques devront déployer de gros efforts et se battre pour conserver des parts de marché. Non seulement les volailleurs, mais aussi les fruitiers et les cultivateurs de céréales sont préoccupés. Ils s’inquiètent de l’impossibilité dans laquelle ils risquent de se trouver, de pouvoir placer leur production sur le marché. Aux dires de Jozef Urminsky, de l’Association des cultivateurs de céréales, on peut s’attendre à une importation importante de blé, de tournesol, de plantes oléagineuses ou de maïs. Il est bien de vouloir venir en aide à l’Ukraine mais pour les agriculteurs slovaques, ce n’est pas bon.

Dans l’intérêt d’empêcher des retombées possibles négatives, la Chambre agroalimentaire de Slovaquie conseille d’effectuer une analyse détaillée du marché des commodités agroalimentaires entre la Russie et l’Ukraine, et ensuite de se préparer au développement éventuel de ce marché.

Tatiana Minarovičová

Živé vysielanie ??:??

Práve vysielame