Les chauffeurs de camion slovaques travaillent pour le géant du meuble pour un salaire bradé complété par des per diem. Ils transportent les meubles entre les filiales belges et néerlandaises d’IKEA. Problème : ils sont employés par une agence slovaque ; leur salaire est de 420 euros plus des indemnités de 1300 euros.
Ces camionneurs slovaques ont provoqué une vague de mécontentement. Les syndicats hollandais condamnent cette pratique et accusent l’entreprise suédoise de contourner les lois par l’utilisation de cette main d’œuvre peu chère. Les syndicalistes hollandais s’insurgent : « Nous portons plainte auprès du ministère des transports et de l’environnement ».
Par comparaison, un camionneur « de l’ouest » à un poste similaire gagne trois mille euros par mois. Les transporteurs slovaques gagnent beaucoup moins que le salaire minimum fixé en Belgique ou aux Pays-Bas. Les syndicats de ces pays craignent que les employeurs accordent à l’avenir la priorité aux chauffeurs d’Europe centrale et orientale. La société IKEA affirme ne rien savoir de cette pratique, mais lance une enquête et compte prendre des mesures afin d’éviter des pratiques similaires.
Les Néerlandais se plaignent que les conducteurs de l’Europe centrale et orientale passent dans leurs camions des semaines complètes, si non des mois et effectuent trop de trajets. Selon les spécialistes, derrière la critique se cachent des revendications sociales. Celles-ci ont conduit la Belgique à renouveler la loi sur la conduite et le repos qui pénalise les chauffeurs conduisant plus qu’ils ne devraient sans tenir compte des temps de repos obligatoires.
Source : hnonline.sk