Les managers slovaques parmi les plus enclins à la corruption en Europe

Les managers slovaques parmi les plus enclins à la corruption en Europe

Les Slovaques occupent les premiers rangs parmi les pays qui se montrent très tolérants envers les pratiques commerciales non-éthiques. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par l’agence Ipsos pour le compte de la société Ernst&Young.

Selon l’une des représentantes du haut management, Madame Pavla Hladká, « la corruption est assez répandue en République slovaque et un comportement non-éthique perdure. 52 % des patrons slovaques se disent prêts à conserver ou obtenir un contrat en recourant à des procédés interdits, tels que les dépenses disproportionnées affectées aux fins de représentation. Ce chiffre est en effet le troisième le plus important au monde  ». Le résultat au niveau mondial fait état de 29 % des managers qui admettent être disponibles pour dépasser éventuellement la « ligne rouge » qui les sépare des procédés proscrits. En Europe Occidentale le résultat était de 30 %, le résultat global pour l’Europe Orientale était de 31 %.

Dans la catégorie des pot-de-vins, ce sont les Grecs, 58 %, qui se montrent les plus tolérants, les Slovaques, quant à eux, avec 26 % occupent la neuvième place à l’échelle mondiale. C’est en Asie, plus précisément à Singapour, 28 %, que l’on trouve le plus de chefs d’entreprise prêts à enfreindre la loi. Plus de 56 % des personnes interrogées dans notre pays dans le cadre de l’enquête considérée sont persuadées que la corruption constitue un grand problème pour la Slovaquie. Il ressort également du sondage que les plus hauts managers des sociétés, qu’ils soient responsables des services financiers, du personnel ou commerciaux, sont moins attentifs au risque de fraude ou de corruption. Le sondage a de même dévoilé un fait peu flatteur pour le milieu entrepreunarial slovaque : les sociétés de notre pays sont en retard quant à la mise en place des mesures anticorruption Près de 35 % des sociétés slovaques ne disposent pas de règles internes anticorruption et elles sont seulement 18 % à avoir créé une ligne téléphonique permettant de signaler un comportement irrégulier. Ajoutons que l’enquête s’est effectuée entre le novembre 2013 et le février 2014 sur un échantillon de 2.719 personnes, interrogées par voie téléphonique ou en personne. Il s’agissait des managers des grandes sociétés provenant de 59 pays du monde entier.

Andrej Zathurecký

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