Président Kiska : les grands axes de son mandat

Président Kiska : les grands axes de son mandat

A quoi doit-on s’attendre dans les cinq prochaines années à venir ? Quelles sont les lignes directrices de sa présidence ? Andrej Kiska a pris ses fonctions ce dimanche, devenant le quatrième président de la République slovaque. Même s’il n’est pas revenu dans son discours sur son programme, il a décrit la Slovaquie que tout le monde souhaiterait selon lui. Un pays où chaque citoyen aurait droit à une vie digne, un pays à l’économie florissante où règnerait la justice sociale, où l’honnêteté et la morale auraient un vrai poids.

 

Interpeler l’Etat au nom du citoyen

Il a rappelé son rôle : comme président il posera des questions au nom des citoyens pour résoudre réellement les problèmes. Il s’est déclaré convaincu que c’était là l’obligation par excellence et le rôle du président : écouter les gens et poser des questions en leur nom aux membres du gouvernement, du parlement, des institutions, de l’administration, de la justice.

Aider les plus pauvres

Le politologue Ján Baránek a relevé en premier lieu la solidarité dans ce discours lorsque le président a déclaré que les riches avaient l’obligation d’aider les pauvres qui n’ont pas eu la même chance. Un discours plus personnel selon le politologue, moins politique et recentré sur la vie concrète. Le politologue Michal Horský a jugé ce discours mesuré et digne d’un homme d’Etat. Il a évité selon lui les références concrètes que le candidat avaient utilisées lors de sa campagne pour développer les lignes directrices de son mandat. 

Le président ne pourra éviter les frictions avec la majorité

La question des relations entre le président, le gouvernement et le parlement reste ouverte. Selon Andrej Kiska, les rivalités personnelles ou les inimitiés ne devraient plus être de mise en politique. Et d’ajouter que comme président il essayerait de créer un lien dans cet esprit entre les acteurs de l’Etat et de la vie politique. Une tâche qui ne sera pas simple pour le sociologue Pavel Haulík car les tensions et les conflits sont fréquents. Et de prédire que malgré toutes ses attentes, le nouveau président connaitra des frictions avec le gouvernement. La première épreuve entre Monsieur Kiska et la majorité concernera le domaine de la justice, comme le pointe le politoloque Horsky, avec la nomination des juges de la Cour constitutionnelle.

Quelle politique étrangère ?

Le président sera-t-il sur la même longueur d’onde que le Premier ministre en matière de politique étrangère ? Andrej Kiska a rappelé que les droits de l’homme primaient sur les aspects économiques. Or Robert Fico a déclaré que les sanctions contre la Russie en ce qui concerne la crise ukrainienne allaient à l’encontre des intérêts économiques de la Slovaquie. Pour calmer le jeu, en matière étrangère, le président a déclaré poursuivre la politique étrangère dans la continuité de celle établie après 1998, dans l’intérêt du pays et en collaboration avec le gouvernement, le ministre des affaires étrangères et tout le corps diplomatique.

pravda

Jacques Hoflack

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