Il est des entrepreneurs slovaques dont les aptitudes professionnelles sont reconnues non seulement dans leur pays mais ont su même attirer l’intérêt de l’étranger. Un exemple parmi beaucoup d’autres sont les entrepreneurs dans le secteur du verre, cités dans un article du journal économique slovaque Hospodárske Noviny, Marián et Jaroslav Katerinčin, qui développent leur activité entrepreunariale sous la marque Saga-Katerinčin.
Ils s’apprêtent prochainement à bâtir une verrerie pour un cheikh saoudien pour un budget de deux millions d’euros. C’est pour la troisième fois qu’ils travailleront pour ce client, cette fois il s’agira de la plus impotante commande. « Nous fournirons dans cette verrerie, qui offrira de l’emploi à une cinquantaine de personnes, les technologies et nous y enverrons également le personnel qui formera ses salariés », précise Jaroslav Katerinčin.
La nouvelle usine en Arabie Saoudite ressemblera, mais en plus petit, à la verrerie originelle à Lednické Rovne en Slovaquie : la production y sera automatisée. Déjà, Marián et Jaroslav Katerinčin construisent en Arabie Saoudite une autre verrerie appartenant au même client et où le verre sera soufflé à la main. La valeur de cette commande est de 400 mille euros, 25 personnes y trouveront du travail. Ce sont les technologies utilisées à la production du verre, développées par les Slovaques, qui ont attiré l’attention du client saoudien dont le nom n’a cependant pas été révélé. Les entrepreneurs slovaques ont conçu pour lui une technologie de production du verre unique au monde, utilisant un bec à pétrole alors que partout le verre est fondu à l’aide des becs de gaz. Grâce à cette technologie dont ils sont les seuls à disposer, ils ont pu déjà conclure plusieurs contrats directement sans devoir passer par les marchés publics. Un autre atout non négligeable de ces entrepreneurs slovaques en verrerie est le rapport qualité-prix auquel leur concurrents ne savaient pas réagir. La société Saga-Katerinčin qui est établie dans le village de Dúlov à l’Ouest du pays emploie actuellement une vingtaine de personnes. Pour le moment, les propriétaires n’envisagent pas de nouvelles embauches malgré le contrat signé avec le milliardaire saoudien. Selon l’analyste de l’agence Cyrrus Jiří Šimara, il n’est pas obligatoire pour trouver sa place sur le marché de créer une grande entreprise, ce qui est plus important c’est d’avoir une idée originale et la ténacité pour la réaliser. « En ce sens, la mondialisation joue plutôt en faveur des entrepreneurs, ils peuvent facilement nouer les relations commerciales avec les partenaires se trouvant pratiquement n’importe où » , estime Jiří Šimara en concluant que les innovations sont précisément ce dont a grand besoin l’économie européenne.