Comme attendu, le taux de participation des électeurs slovaques aux élections européennes du week-end dernier a été très bas – 13,05 %. Il a été nettement inférieur à celui enregistré il y a 5 ans, et le précédent en 2004. La Slovaquie s’est ainsi signalée détentrice d’un nouveau triste record. Selon le politologue Martin Klus, cette faible participation a été le plus préjudiciable au parti arrivant en tête SMER-SD du premier ministre qui avec 4 députés au Parlement a perdu un siège. Néanmoins, cela a bénéficié aux petits partis comme NOVA ou SaS. Selon lui, entre autres, le système actuel des élections ne convient qu’aux centrales des partis politiques. Les citoyens slovaques sont obligés de voter pour des partis politiques et non pour les personnalités de différents partis. Une partie considérable d’électeurs a été découragée ne ne pouvoir pas combiner ses voix préférentielles sur plusieurs listes électorales.
Où faut-il encore rechercher les raisons du désintérêt des Slovaques aux élections européennes ? Selon le politologue Jan Baranek, la raison en est le petit nombre des députés slovaques au Parlement européen. Les Slovaques, selon lui, pensent que dans le cadre de l’UE, ils ne sont pas en mesure de faire prévaloir les intérêts slovaques. Une autre raison est fondée sur le salaire élevé des députés et consécutivement leurs pensions de retraites. En plus, en tant que députés, ils sont en mesure de donner le travail à leurs proches, en tant qu’assistants, par exemple. La fonction de député est en Slovaquie perçue de luxueuse.
Pour le politologue Michal Horsky, le taux de participation aussi bas a pour conséquence l’affaiblisement de la légitimité des représentants élus au Parlement européen. Selon le politologue Gregorij Mesežnikov, les élections au Parlement européen se sont le mieux conclues en Slovaquie pour les partis conservatrices. La Slovaquie a ainsi voté dans le même sens que les autres pays de l’UE.