La Slovaquie, une destination attractive pour les Chinois

La Slovaquie, une destination attractive pour les Chinois

La Slovaquie est un pays intéressant pour les investisseurs chinois. C’est à ce constat unanime que plusieurs économistes chinois ont abouti, voici deux semaines, à l’issue d’une conférence organisée à Pékin.

Cette conférence était consacrée au potentiel de coopération et d’investissement avec les pays d’Europe centrale et orientale. Il ressort des analyses des économistes chinois qu’avec la Pologne, la Tchéquie, la Roumanie et la Hongrie, notre pays est l’un des meilleurs candidats aux investissements chinois. « Je considère que concernant les opportunités d’investissements, la Pologne est dans une meilleure position, on y voit un développement économique très dynamique. Mais la Slovaquie est un très beau pays et je crois qu’il faut tenir compte également de la nécessité d’assurer la stabilité politique », a expliqué Soun Yu Xi, président de la Chambre internationale pour la coopération commerciale. Il a souligné que les Chinois savent construire des autoroutes de qualité : « Elles pourraient assurer l’interconnexion de la Slovaquie avec les pays voisins ainsi que celle des régions », a-t-il constaté. Selon lui, la Slovaquie est au centre de l’intérêt des Chinois.

Selon l’ambassadeur slovaque en Chine Monsieur František Dlhopolček, les relations économique slovaco-chinoises revêtent un grand potentiel. Il a rappelé que l’an passé les échanges commerciaux entre nos deux pays avaient atteint cinq milliards d’euros. Bien qu’il s’agisse d’une importante somme, la Slovaquie ne devrait pas s’endormir sur ses lauriers mais voir plus loin. « Nous devons explorer les nouvelles possibilités et chercher à pénétrer avec nos produits sur le marché chinois sans oublier de déployer les efforts pour attirer les investisseurs chinois dans notre pays », a-t-il expliqué. Selon lui, ce sont toujours les exportations de voitures automobiles qui offrent les plus grandes opportunités aux Slovaques. Cependant, d’autres domaines n’ont pas été pour le moment suffisamment exploités, tels que les exportations des machines agricoles, des produits comme le vin, auquel les Chinois ont pris goût ces dernières années, mais aussi dans l’urbanisme, l’environnement ou les services. « La capacité des échanges de marchandises semble à l’heure actuelle plus ou moins saturée et c’est pourquoi nous devons chercher d’autres créneaux. Je pense au secteur des services où nous pourrions avoir du succès sur le marché chinois. Nos architectes, les services liés à la protection de l’environnement, l’eau, les énergies propres et l’alimentation saine, tout ceci pourrait constituer un terrain fertile pour nos entrepreneurs désireux de se positionner sur le marché chinois », constate František Dlhopolček.

Andrej Záthurecký

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