La campagne pour les élections au Parlement européen arrive à son terme. Samedi prochain, les Slovaques décideront, quels seront les 13 candidats parmi les 333 inscrits qui siégeront au Parlement européen. La Slovaquie est connue pour sa faible participation lors des élections précédentes. Cependant, la campagne menée ces jours-ci, soulève des questions quant à sa capacité de faire croître le taux de participation pour cette 3ème édition électorale pour la Slovaquie, depuis son entrée dans l’UE. Selon les analystes, le déroulement de la campagne qui a commencé début mai, ne démontre en rien que ces élections connaîtront un meilleur score que les deux précédentes.
Selon le politologue Michal Horsky, la campagne présente des éléments de caractère sombre, au lieu de procéder à une évaluation réelle des résultats atteints, et éventuellement se projeter sur les attentes bien concrètes des citoyens. Les attitudes pro-européennes sont perçues, selon lui, en tant qu’impératif indispensable de la protection des besoins de base de toute la communauté européenne, tel que la garantie de la paix, de la sécurité énergétique ou militaire, mais pratiquement on ne parle pas du tout de démarches concrètes et des attentes motivant le citoyen à se rendre voter. Les élections se déroulent dans l’ambiance de la perception psychologique de la tension extrême en Europe qui n’a pasd’équivalentdepuis la fin de la seconde guerre mondiale, tout cela en relation avec la crise en Ukraine. Dans la campagne on voit alors plus d’émotions, plus d’inquiétudes qui mènent vers la revendication du maintien des rapports européens le plus étroits possibles.
L’endoctrinement des électeurs se déroule en arrière-plan du paradoxe connu sur le grand soutien de l’UE mais sur la faible participation aux élections. Celle-ci, selon les estimations, devrait osciller autour de 20 %. La campagne n’a pas apporté de réponse au constat d’un tel antagonisme existant dans la perception de l’UE. Selon le sociologue Pavel Haulik, aucun des candidats n’a trouvé un thème porteur qui résonnerait auprès du corps électoral. Il juge fade le déroulement de la campagne.
Le fait que les élections sont proches, rappellent au moins des bilboards dans les lieux publics. Des messages sur ces bilboards, les citoyens apprennent que dans l’UE on vote pour une Slovaquie meilleure, que la famille forte signifie la meilleure Europe, que nous aimons la Slovaquie ou des solutions dont on ne rougira pas. Selon le politologue Michal Hosky, on peut les partager entre ceux qui sont très prudents, crypto eurosceptiques, qui ont comme une honte de se prononcer directement pour la contestation des tendances d’intégration et le deuxième groupe sont des partis qui mettent en avant des agendas propres à la politique intérieure comme la famille, la stabilité, le succès mais qui ne parlent peu des ambitions slovaques en Europe.
Selon le sociologue Pavel Haulik, les candidats proposent des messages universels, convenus que l’on peut utiliser pour chaque sorte d’élections. Sur presque tous les bilboards, les candidats se présentent en compagnie du leader du parti politique. Il est compliqué, de trouver la liaison entre l’élection d’un eurodéputé, son programme et un résultat concret pour l’électeur.