La réforme rom fonctionne, a constaté Peter Pollák, délégué du gouvernement slovaque pour les affaires rom, dans un débat télévisé. « La Slovaquie a raté 22 années concernant la problématique des Rom. Si quelqu’un s’attend que du jour au lendemain nous changions les communautés rom, ce n’est pas possible. Je suis convaincu que nous avons mis en oeuvre des mesures qui dans un proche avenir apporteront des effets », a-t-il déclaré.
Et de préciser : « En 2013, nous avons construits 5 établissements d’enseignement adapté ; 15 autres écoles seront construites cette année. Tout cela pour combler le manque de capacité d’accueil des infrastructures scolaires là où il y a une forte concentration des communautés rom.» Un projet est également lancé pour résoudre la question des terrains occupés par ces communautés et celle de la construction des logements par les Rom eux-mêmes. « Nous ne voulons plus que des entreprises les construisent et gagnent de l’argent. Nous voulons que les Rom les bâtissent pour ne pas les recevoir gratuitement », a expliqué Peter Pollák. Et de poursuivre : « Nous avons mis en œuvre le programme des assistants de santé, aujourd’hui nous en avons 160. La nouvelle loi sur la précarité matérielle est également un succès. 54 centres communautaires ont été ouverts, la construction de 70 autres va démarrer. Nous avons lancé le projet des patrouilles civiles rom qui aidera de manière marquante à apaiser les tensions entre la communauté majoritaire et celle des Rom ».
Selon le délégué du gouvernement slovaque pour les affaires rom, il est très important d’investir dans l’éducation des enfants rom pour qu’ils puissent être employés sur le marché du travail. Sinon, selon M. Pollák, une nouvelle génération de Rom sera dépendante du système social.
Au contraire, la vice-président du Parti chrétien-démocrate Miroslava Szitová estime qu’aucune réforme rom n’a lieu. « Je suis déçue. Des messages et témoignages, et pas seulement de la part des Rom, disent que la tension entre les deux groupes s’accroît », a-t-elle souligné.
Selon elle, quand Peter Pollák a pris ses fonctions, il voulait préparer une réforme complexe qu’il nommait « bonne voie ». Miroslava Szitová d’expliquer : « Le premier mauvais signe a été le fait que la question rom
est passée dans les compétences du ministère de l’intérieur, secteur de la sécurité ». Selon les chrétiens démocrates, rien de marquant n’a été réalisé quant aux Rom slovaques durant les 2 années de ce gouvernement.
source : SITA