Seul l’engagement de grandes réformes sont en mesure de venir en aide à la Slovaquie! A défaut, la Slovaquie sera ruinée par sa dette. Si le gouvernement slovaque n’opère pas d’importantes modifications structurelles, la dette des finances publiques en 2061 pourrait s’élever à 593% du PIB. C’est la projection à cette échéance qui a été établie en 2012 pour la Slovaquie par la Commission pour la responsabilité budgétaire. Toutefois une année après, les prévisions de ladite commission sont plus optimistes et selon elle, la dette des finances publiques devrait s’élever lors des 50 années à venir à « seulement » 269% du PIB. L’amélioration sensible des prévisions est due avant tout à l’abaissement du déficit budgètaire sous la barre des 3%,objectif fixé par les instances de la commission européenne. Aux dires du président de la Commission pour une responsabilité budgétaire, Ivan Sramko, la consolidation du budget avec la réforme de l’assurance de retraite de la fonction publique, ont contribué à l’amélioration de la valeur de l’indice du maintien au niveau de 3% du PIB par rapport aux 4% pris en considèration en 2012.
Malgré le fait que les conclusions de ce rapport soient plus positives qu’en 2012, le niveau élevé de la dette représente toujours pour la Slovaquie un grand problème. C’est pourquoi, dans les années à venir, elle sera dans l’obligation de prendre de grands dispsositions pour se soustraire au scénario pessimiste précité.
Plusieurs raisons ont influencé l’abaissement du déficit et l’amélioratrion des prévisions de l’évolution de la dette, mais dans l’avenir, celles-ci pourraient se retourner contre la Slovaquie. Parmi celles-ci est entre autres une utilisation insuffisante des fonds européens et la diminution des dépenses d’ investissement engagées par les collectivités locales. « Il faut évaluer d’un point de vue négatif aussi le fait que le déficit des finances publiques a dépassé en 2013 la barre de 55%, ce qui conduira à subir de nouvelles sanctions», a conclu le président de la Commission pour une responsabilité budgétaire, Ivan Sramko.