Pour la seconde fois cette année, la Slovaquie a enregistré en mars dernier une baisse des prix à la consommation, c’est à dire de la déflation. Interannuellement, les prix se sont abaissés de 0.1%. Mais par ailleurs, faut-il observer qu’il ne s’agit pas de tous les prix. Selon les informations publiées par le Bureau national des statistiques de la République slovaque, les prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées se sont élevés de 0.5% et ceux des boissons alcoolisées et du tabac ont même enregistré une hausse de 2.5%.
Selon un rapport officiel de l’équipe d’analyses auprès de la banque VUB, l’abaissement des prix lors du premier trimestre est influencé principalement par les prix réglementés. Toujours selon le rapport, l’abaissement de ces prix découle surtout de l’évolution à l’étranger.
Aux dires de l’analyste Andrej Arady, la dynamique de la croissance des prix des produits alimentaires se ralentie depuis l’été dernier. Ceci est la consèquence d’un bon niveau des récoltes tirant les prix à la baisse, mais aussi de la forte concurrence dans le secteur de la distribution, dans un environnement d’une faible demande. A l’heure actuelle, la Slovaquie se range parmi les premiers pays européens à avoir enregistré une baisse des prix à la consommation bien que l’apparence d’une véritable tendance déflationniste ne soit pas très marquante.
Pour Juraj Valachy de l’établissement bancaire Tatra banka, l’évolution des prix enregistrée en mars dernier a atteint son point bas et à partir du mois d’avril, l’inflation devrait reprendre son cours. Il s’attend pour sa part qu’avec une reprise économique qui progressivement se manifeste par un retour à l’inflation, sera enregistré mais de manière modérée sur le niveau des prix. « Nous nous attendons au fait que d’ici la fin de l’année, la croissance interannuelle des prix se situera au dessus d’un pourcent entraînant en moyenne annuelle un taux de leur hausse autour de 0.7% », a-t-il déclaré.
Le bas niveau du taux d’inflation s’inscrit dans toute l’eurozone et selon la Banque centrale européenne, le rythme de la croissance des prix à la consommation devrait s’accélérer progressivement dès 2015.