À l’issue des cinq années de son mandat présidentiel, Andrej Kiska, élu à cette fonction samedi dernier au second tour de la présidentielle, voudrait être perçu comme celui qui aura rendu à la magistrature suprême sa dignité et la confiance qu’elle mérite. C’est ce qu’il a réaffirmé dans un entretien accordé à la Radio et Télévision slovaque, RTVS, sans toutefois donner les noms de ses collaborateurs qui formeront le cercle de ses conseillers. Voici sa réponse à la question de savoir quels seront ses priorités au cours des 100 premiers jours de ses fonctions de chef de l’État.
"Je voudrais chercher ce que je pourrais conserver durant mon mandat présidentiel issu de mon prédecesseur, mais dans le même temps fixer mes priorités dans l’exercice de celui-ci. Pour ce qui est de la composition de ma prochaine équipe de conseillers je ne veux pas encore donner des noms, je peux toutefois dire qu’au cours de la période préparatoire jusqu’à mon investiture qui aura lieu le 15 juin je veux coopérer avec deux spécialistes, Ján Mazák, ancien président de la Cour constitutionnelle, et Martin Bútora, diplomate et ancien ambassadeur aux États-Unis. On verra après le 15 juin de quelles personnalités sera composée mon équipe."
Pourriez-vous définir la priorité clé de votre mandat présidentiel ?
"En premier lieu, j’ai promis d’être un président indépendant et non alligné à un parti politique. Mais ce que je considère comme le plus important est de rendre à la fonction présidentielle le respect qu’elle mérite pour que les citoyens puissent voir que je serai là pour les servir, les écouter, les aider. Je voudrais renouveller la confiance des citoyens de notre pays en la fonction présidentielle."
À votre avis, quels sont les trois plus grands problèmes de la Slovaquie actuelle ?
"On pourrait parler de la justice, de la corruption mais pour moi les trois plus importants problèmes sont l’économie stagnante, le départ des jeunes à l’étranger ce qui est véritablement une grande question de notre société et le troisième est la santé publique, les gens ont peur de tomber malade et avoir à faire avec tout ce qui les attend dans nos hôpitaux."