Les hautes autorités des organisations universitaires en Slovaquie, à savoir Conférence des recteurs, Conseil des écoles supérieures et Conseil des étudiants des écoles supérieures se sont rencontrés pour débattre et convenir, un mois avant les élections parlementaires, des orientations fondamentales pour améliorer la politique concernant le système universitaire en Slovaquie et accroître sa qualité de manière significative. Ils les présentent comme point de départ quant à sa formulation pour être inscrite dans la déclaration de politique générale du nouveau gouvernement issu des élections législatives qui auront lieu le 29 février prochain, au titredu secteur de l'enseignement supérieur, de la science et de la recherche.
Ces orientations sont formulées comme étant des priorités pour la période 2020 - 2024. Elles appellent les partis politiques démocratiques à prendre en considération celles-ciet à s'engager publiquement de les concrétiser après les élections.
Concernant les étudiants du premier, deuxième et troisième cycle universitaire et les jeunes chercheurs scientifiques, il s'agit de soutenir les différentes formes de formation inclusive pour les divers groupes d'étudiants y compris l'augmentation des bourses à caractèresocial et la définition du statut des doctorants en relation avec leur accès à lasécurité sociale. L'objectif est d'élaborer des schémas de soutien aux études de 3e cycle, de créer les postesde post-doctorants et susciter une plus forte motivation des jeunes pour accomplir leurs étudessupérieures et ensuite se vouer à la recherche en Slovaquie. Il est absolument nécessaire de moderniser les infrastructures universitaires. Les auteurs de ces orientations en matière de politique universitaire réclament également l'augmentation annuelle des budgets alloués àla formation universitaire de 60 millions supplémentaires qu'à l'heure actuelle. Ils sollicitent aussi une restauration systématique des foyers et cités universitaires d'une valeur de 25 millions d'euros en dehors des sommes destinées à la formation. Un autre problème réside dans l'élimination des obstacles rencontrés par les étudiants, les jeunes chercheurs et les spécialistes étrangers reconnus venant de tiers pays pour obtenir le droit de séjour dans notre pays.
Les hautes autorités du domaine universitaire ont également formulé les demandes de financement aussi bien au niveau universitaire et scientifique que celui nationalpour leporter à une valeur représentant au minimum 1,2 % du PIB et veulent que soient financées séparément les équipes d'excellence dans le domaine de la science, de la recherche et de l'art à hauteur de 20 millions d'euros par an. Une « Stratégie nationale de la science ouverte » devrait également être adoptée.
Les instances précitées se sont également prononcées en faveur du changement de la législation et des normes juridiques et suggèrent d'adopter une nouvelle loi concernant le secteur universitaire.