La seconde phase de la campagne présidentielle se présente sous tension.

La seconde phase de la campagne présidentielle se présente sous tension.

Au deuxième tour de scrutin qui aura lieu dans deux semaines, le 29 mars, s’affronteront les deux candidats arrivés en tête au premier tour soit, le Premier ministre, en même temps que président du parti social démocrate au pouvoir  Smer-SD, Robert Fico qui a totalisé 28 % des voix et le candidat de la société civile sans appartenance politique, un millionnaire devenu philanthrope, Andrej Kiska, homme plutôt marqué au centre et novice en politique qui lui en a recueilli 24 %.

Les médias slovaques ainsi que de l’étranger suivent de près la campagne et le déroulement des élections. Le quotidien français « Le Monde » a publié sur ses pages que l'écart se resserre entre les cadidats et certains instituts parient même sur une défaite de Fico au soir du second tour, le 29 mars. « Le président ne doit pas être partisan, il doit être indépendant, pour que le gouvernement ait un contre-pouvoir sain », a fait valoir Andrej Kiska.

Les détracteurs du Premier ministre craignent que son éventuelle élection conduise à une concentration du pouvoir vu que son parti a déjà la majorité des sièges au Parlement. C’est aussi la raison, pour laquelle  les candidats qui ont été battus au premeir tour ont recommandé à leurs symphatisants de voter au 2ème tour pour Kiska. Toujours selon « le Monde », dans le système parlementaire slovaque, c'est le premier ministre qui dispose de la plupart des pouvoirs mais le Président, en dépit de ses prérogatives limitées, est élu au suffrage universel direct. Dans l’hypothèse de son élection à la tête de l’Etat, certains prêtent à Robert Fico, la volonté d'élargir ses pouvoirs grâce à des amendements constitutionnels qu’il pourrait faire initier.

La participation aux élections a été faible, 43,4 %, rien n’est encore décidé. Si les symphatisants du premier ministre se mobilisent il pourra remporter les élections.

Comme en informe « Euronews », Robert Fico, qui se présente comme un défenseur des pauvres, est respecté pour sa rigueur budgétaire et ses mesures contre l’austérité. «Je suis politiquement nu. Les gens savent tout de moi, où je vis, la voiture que j’ai, quand je vais à l’aéroport. Mais les gens savent aussi que je travaille dur et que je fais parfois des erreurs car aucun travail ne se fait sans erreur”...a-t-il déclaré.

Il reproche à son adversaire d’avoir établi sa fortune en abusant de la crédulité des pauvres qu’il a rendu encore plus pauvres voire ruinés par la pratique d’un système de crédit usuraire mais également d’avoir utilisé l’image de l’association caritative dont il était fondateur « Dobry anjel » (Le bon ange) pour supporter sa campagne.

Ceci étant, les observateurs s’attendent à ce que le second tour de la campagne présidentielle se déroule dans un climat très tendu et à de vifs échanges. 

 

Tatiana Minarovičová

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