Fins de mois difficiles pour certains Slovaques. 8 % d'entre eux n'arrivent pas à payer leurs factures à temps. C'est ce qui ressort de l'étude d'Eva Sadovská, analyste de WOOD & Company.
Elle se base sur les données d'Eurostat et du bureau de statistique de la République slovaque pour l'année 2018. Selon Sadovská, ce sont surtout les charges liées au logement qui pèsent sur le budget familial. Payer à temps les factures de gaz, d'électricité et d'eau n'est pas une évidence pour 7,9 % des foyers slovaques.
« Cela s'explique par des difficultés financières. »
Quels sont les Slovaques qui ont des problèmes pour payer à temps leurs factures ? Ce sont surtout les adultes isolés avec enfant (14,6 %). Un couple sur dix avec plus de deux enfants rencontre aussi plus de difficultés. Par contre, les couples sans enfant, les foyers de trois adultes, les seniors de plus de 65 ans (5,1 %) et les célibataires ont moins de problème.
Pas que les Slovaques
L'analyste souligne que les habitants d'autres pays de l'Union européenne rencontrent des difficultés pour payer à temps les factures. Et de citer les Grecs pour plus d'un tiers d'entre eux ; cela concerne aussi trois Bulgares sur dix, ou encore 17,5 % des Croates et 14,4 % des Roumains. La moyenne européenne est de 6,6 %. Néerlandais, Tchèques, Suédois ou Autrichiens rencontrent le moins de difficultés (entre 1,5 et 2,5 %).
Au niveau national, ces difficultés seraient confirmées par le Bureau de statistique slovaque, selon l'experte. Pour 23,4 % des Slovaques, les charges liées au logement pèsent beaucoup. Seulement 14,5 % ne rencontrent pas de difficultés. Madame Sadovská a souligné que ces difficultés étaient liées à la situation financière des familles qui dépendait étroitement du développement économique du pays, le taux de chômage, l'augmentation des salaires, mais aussi, des prix. L'année passée, les charges liées au logement ont augmenté de 4,0 %, ce qui est la partie du panier de la ménagère qui a augmenté le plus rapidement. Cette année, les charges liées aux énergies devraient augmenter de 30 à 60 euros par an.
tasr