Bien que la Slovaquie dans sa participation aux 22èmes J.O.à Sotchi en Fédération de Russie, officiellement achevés dimanche dernier, n’ait vue qu’une seule médaille lui revenir, le chef du Comité olympique slovaque (C.O.S.), František Chmelár, ne considère pas la prestation des sportifs slovaques sous les 5 anneaux comme un échec.
Aux dires de Janka Gantnerova, qui a dirigée la délégation slovaque à Sotchi, la médaille d’or remportée par Anastasyia Kuzmina lors de la première compétition olympique, a constitué un énorme succès pour la Slovaquie. Pour elle, Anastasyia Kuzmina et Veronika Velez-Zuzulova étaient les deux espoirs de médailles potentielles et une priorité pour le C.O.S.. Mlaheureusement, Veronika Velez-Zuzulova, la meilleure skieuse slovaque dans les disciplines alpines qui s’est blessée l’automne dernier, a du subir en janvier une intervention chirurgicale qui l’a contraint de renoncer à participer aux J.O.d’hiver et y défendre les couleurs de la Slovaquie.
A la différence de la responsable de la délégation olympique slovaque à Sotchi, qui envisageait avant les jeux la possibilité de voir les compétiteurs slovaques gagner 3 ou 4 médailles, le Président du Comité olympique slovaque ne comptait pour sa part que sur une seule médaille au maximum. «Je suis réaliste. Quand nous avons appris que notre slalomeuse Veronika Velez-Zuzulova ne pourrait pas être présente à Sotchi, la seule sportive qui à nos yeux pouvait apporter à la Slovaquie une médaille était Anastasyia Kuzmina. Toutefois, cette possibilité demeurait hypothétique, tant les résultats de Kuzmina dans les épreuves de coupe du monde depuis le début de saison étaient fluctuants, ce que confirmait la 11ème place qu’elle occupait dans le classement de cette coupe avant les JO. Néanmoins, dans l’épreuve du sprint olympique, elle s’est engagée à fond, à 100% et la médaille d’or est un plus par rapport à ce que j’attendais», a-t-il souligné.
Selon M. Chmelár, les représentants slovaques ont présenté à Sotchi des performances convenables. Il fait ressortir que, derrière les meilleurs sportifs slovaques existe un fort soutient familial. « Sans le soutien familial assurant leur financement, nous ne serions pas en mesure de préparer un sportif pour lui permettre d’atteindre le niveau mondial et s’y maintenir. Les clubs de sport en Slovaquie périclitent, beaucoup sont dissous petit à petit, ou au mieux ils vivotent. Et sans clubs et leurs pratiquants, nous n’avons plus rien, ni entraineurs, ni arbitres, ni organisateurs. En Slovaquie, il n’existe pas de compétitions susceptibles de motiver la jeunesse », a souligné le Président du C.O.S.
Il faut prendre en considération, met en évidence le Président du Comité olympique slovaque, que le sport slovaque est financé uniquement du budget de l’Etat, mais que la dotation qui lui est affectée est très insuffisante par rapport aux réels besoins et la survie des clubs. « C’est totalement illusoire de pouvoir réaliser tout ce que souhaiterions à partir des 30 millions d’euros délivrés par l’Etat », constate M.Chmelár qui par ailleurs a beaucoup apprécié le déroulement et l’organisation des 22èmes J.O. d’hiver à Sotchi. « Sans aucun doute possible, ils s’inscriront dans l’histoire comme étant l’un des meilleurs », assure t-il. Le Président du C.O.S. a particulièrement été sensible au fait que pour la première fois dans l’histoire, le Chef de l’Etat du pays organisateur des J.O. ait pris l’initiative d’une rencontre commune avec tous les présidents des Comités olympiques nationaux.