La Slovaquie – l’explorateur du fond marin

La Slovaquie – l’explorateur du fond marin

Depuis 1987, la République slovaque a en  location 75 000 km carré de fond sous-marin dans l’Océan Pacifique entre le Mexique et les Iles d’Hawaii. Il s’agit d’un sous-sol, riche en métaux précieux de plusieurs sortes, comme le manganèse, le nickel, le cobalt et d’autres qu’il recèle.  La valeur totale de ces métaux est estimée à 332 milliards d‘Euros. Ces fonds offrent des perspectives intéressantes du point de vue des ressources en matière première,  lorsque dans le monde, celles-ci seront épuisées dans les autres gisements en cours d’exploitation. Le but final est l’exploitation et la vente de ces métaux chers.  La Slovaquie devrait en tirer un revenu égal au  1/6ème du bénéficece qui répond à sa part dans ce  fond marin.

Selon le porte-parole du ministère slovaque de l’environnement Maros Stano, l’exploration  de ce fond marin dans l’Océan Pacifique n’a toujours pas apporté de certitudes quant à ce que la Slovaquie puisse profiter de sa richesse. En mars prochain, une autre expédition de chercheurs s’y rendra avec pour objectif le prélévement d’ échantillons, ainsi que la prospection de l’environnement. Les gisements  de métaux se trouvent  à une profondeur de 5 à 7 km, ce qui rend leur accès difficile, mais une fois en place des techniques d’exploitation améliorées, il est possible d’envisager extraire un volume représentant environ un milliard de tonnes de métaux précieux par an.

Tirès du budget du ministère slovaque de l’environnement, des sommes sont transférées chaque année à l’Organisme d’investissement «Interoceanmetal» dont la Slovaquie est devenue partie intégrante et qui effectue les recherches et met au point les technologies propres à permettre d’ exploiter ces fonds marins. Actuellement, la Slovaquie s’acquitte annuellement d’une somme de 175 000 €, affectée à la recherche. Toutefois, ces investissements slovaques sont minimes comparativement aux autres pays.

Selon le rapport sur les activités de l’Organisme d’investissement « Interoceanmetal » pour 2012, élaboré par le délégué plénipotentiaire du gouvernement slovaque Peter Balaz en coopération avec l’expert de cette organisme Jozef Franze, la Slovaquie, à l’heure actuelle et dans les conditions existantes, ne représente pas encore le point technologique et de recherche dans ce domaine. Néanmoins, pour se prononcer, les travaux n’étant pas encore terminés, il faut effectuer encore  au moins 3 expéditions. C’est la raison pourquoi la Slovaquie soutient le projet de prolonger le contrat avec « Interoceanmetal » jusqu’en 2023. Toujours selon ce rapport, l’UE possède des stocks limités des matières énergétiques et métalliques. La situation n’est pas favorable non plus en Slovaquie où l’on n’exploite en ressource métallique que de l’or. Vu le déficit des ressources propres en Europe, leurs prix en constante augmentation, leur nécessité vitale pour le développement de l’économie européenne, il est raisonnable de considérer qu’un tel investissement se révélerait avantageux d’un point de vue stratégique, mentionne  le rapport. En conséquence, les experts recommandent donc  que la Slovaquie demeure membre de « Interoceanmetal » et de l’Organisation internationale des fonds marins, poursuivant ses recherches.

Rappelons pour mémoire que des zones de prospection sur cet emplacement sont concédées à des  pays tels le Japon, la France, la Chine, l’Allemagne, la Corée du Sud et la Russie. Cela démontre l’importance stratégique de ce territoire et la crédibilité des recherches entreprises. La Slovaquie, selon le ministère slovaque de l’environnement,  s’est placée en position d’investisseur-pionnier intervenant dans l’océan Pacifique.  Avec la République tchèque elle constitue les deux uniques pays terrestres exploitant ce territoire.

 

Tatiana Minarovičová

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