Marre de prendre votre voiture aux heures de pointe ? Alors, montez à bord...
Un ligne régulière devrait relier la ville de Šamorín et Bratislava : Dunajbus, c’est le nom du bateau de la compagnie Nautivia, ferait ainsi disparaitre la colonne de voitures qui se forme chaque jour de la semaine sur la route aux heures de pointe entre Šamorín et Bratislava, un véritable enfer pour les automobilistes. Selon le directeur de la société, le catamaran sera testé dans la deuxième partie de cette année.
Au fil de l’eau de Šamorín à Vienne
La liaison régulière devrait être effective au début de la prochaine saison des croisières. D’autres partenaires collaborent au projet. Le directeur de la société LOD qui gère le port touristique de la capitale (qui devrait être rénové, lire notre article à ce sujet, Bratislava : bientôt un nouveau port de voyageurs ?) est au courant de ce projet même si aucune demande d’amarrage n’a encore été déposée. Le projet TransDanube va plus loin, le parcours pourrait être allongé jusqu’à Vienne. L’objectif est d’utiliser les voies navigables comme alternative aux communications routières. Le bateau venant de Šamorín pourrait donc transporter ses passagers jusqu’à la ville autrichienne de Hainbourg, voire Vienne.
Le bateau, une alternative crédible à la voiture et aux TEC ?
Le projet est séduisant, mais jusqu’à ce jour cette ligne régulière n’est pas en fonction. Et le porte-parole de la région de Bratislava de modérer l’enthousiasme. Cette liaison ne tiendrait pas la route. La région est en train de préparer une étude sur les ports de passagers se trouvant sur l’itinéraire du bateau. Outre des informations sur les infrastructures portuaires, l’étude doit analyser leur connection au réseau des transports publics et des pistes cyclables. Pour rappel, le transport par bateau entre Bratislava et Devin ou Vienne existe déjà, mais ce sont des liaisons touristiques qui ne fonctionnent qu’ à la belle saison. Selon la région, mettre en place une ligne régulière et aménager les infrastructures en conséquence supposent une hausse de l’utilisation de ce service, ce qui n’est qu’un premier pas vers une réelle alternative à la route. La région coordonnerait la mise en place des infrastructures, la réalisation serait laissée à un investisseur privé.
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