Dans le cadre de l’UE, la Slovaquie fait partie des pays qui enregistrent le taux de chômage le plus élevé. Employer les femmes pose problème, ainsi que former les jeunes que des entreprises voudraient recruter.
« Le chiffre du taux de chômage est très influencé par la forte proportion de la population rom en Slovaquie », a expliqué en juin dernier le Premier ministre Robert Fico. Mais l’Institut de la politique financière auprès du ministère des finances dit autre chose. « La majorité de la population rom est inactive et ne fait pas vraiment augmenter les statistiques du chômage en Slovaquie », a souligné le chef de l’Institut Martin Filko lors du séminaire ayant pour thème « Comment baisser le chômage en Slovaquie », organisé par l’institut INEKO et la Représentation de la Commission Européenne en Slovaquie. Il est difficile de dire sur quelles statistiques s’est basé Robert Fico.
Même s’il est possible que les Rom soient réellement sans emploi, ils n’influencent pas les statistiques de la manière présentée par le Premier ministre. Nombreux sont les Rom qui ne sont pas enregistrés dans les agences de l’emploi et ne touchent pas d’allocations de chômage. Une partie d’entre eux aurait pu partir à l’étranger.
Selon la nationalité, en Slovaquie il y a environ 110 mille Rom, selon le fait de parler la langue rom ils sont plus de 190 mille, explique Martin Filko de l’Institut de la politique financière. Il s’agit des données de l’enquête du Bureau slovaque des statistiques. Mais selon M. Filko, il faut y ajouter environ 165 mille Rom, qui vivent dans des zones périurbaines ou enclavées que les statistiques ne couvrent pas. « Ainsi la population rom est évaluée à environ 350 mille personnes. Dont environ 42 mille chômeurs et environ 35 mille employés », ajoute M. Filko. Les autres sont inactifs pour les statistiques de l’emploi.
L’Office national de l’emploi ne sait pas confirmer ces chiffres, en effet on n’enregistre pas si tel ou tel chômeur est Rom ou non. Selon les données de l’Institut de la politique financière, les Rom enregistrés par les agences locales pour l’emploi constitueraient seulement un dixième de tous les chômeurs. En décembre 2013, ces bureaux enregistraient près de 400 mille personnes.
source : SME