Au sein de l'UE, la République tchèque est pour la Slovaquie la première inclination naturelle lorsqu'elle recherche un appui et réciproquement. Cette forte relation réciproque est l'une des plus fortes et marquantes au plan bilatéral au sein de l'UE. Cela découle de l'une des nombreuses constatations relevées figurant dans la seule étude des alliances au sein de l'UE„EU Coalition Explorer". La directrice du bureau think-tank de ECFR (European Council for Foreign Relations) à Bruxelles Almut Möller vient de présenter ses résultats actualisés dans la capitale slovaque.
EU Coalition Explorer étudie et dresse un tableau des atomes crochus qui se forment entre les pays membres via des entretiens avec des professionnels qui s'intéressent à la création de la politique européenne des pays membres de l'UE. En Slovaquie, 14 experts ont participé à l'étude. Ils devaient répondre à des questions telle que par exemple : « A qui s'adresse le plus souvent votre pays ? », ou bien : « Avec quels pays partagez-vous des intérêts de long terme au sein de l'UE ? ». Selon les données réunies la Slovaquie est le pays qui dans la recherche des alliances compte en premier lieu sur ses proches voisins et principalement la République tchèque. Elle est le pays auquel s'adresse la Slovaquie le plus souvent et y trouve également le plus souvent des retours positifs. Inversement c'est aussi la position de Prague vers Bratislava. La Slovaquie se tourne ensuite vers la Pologne et la Hongrie, c'est à dire donc des pays partenaires au sein du V4. Viennent ensuite l'Allemagne, la France et l'Autriche. Par contre, l'appui de la Slovaquie est recherché en tant que référence et soutien le plus souvent par les mêmes pays du V4, suivis de l'Autriche, la Slovénie, la Croatie et la Bulgarie.
A la question « Quel pays représente pour vous la plus grande déception ? » S'il s'avère que la Grèce ne l'est plus pour la Slovaquie ce n'est nullement réciproque. Les Grecs considèrent toujours la Slovaquie comme étant une source de déception. La raison en est avant tout le fait que la Slovaquie a été le seul pays à avoir refusé à la Grèce de lui apporter une aide bilatérale lors de la crise au sein de l'eurozone.