Les slovaques en ont déjà fait l'expérience dès 2003, lorsque la monnaie nationale de notre pays était la couronne slovaque. La banque nationale a décidé le retrait de la circulation des petites pièces de monnaie, en l'occurrence celles dont la valeur nominale était de 10 et 20 haliers, autrement dit des centimes de couronne. Les sommes des achats étaient arrondies au 50 haliers supérieur ou inférieur. Comme argument principal justifiant cette décision a été avancé le coût croissant de frappe et de traitement de ces pièces, leur grand nombre mis en circulation dont seulement 50 % revenaient faute d'être utilisées. Pour les usagers leur inconvénient était plutôt leur multiplication dans les porte-monnaie qui devenait encombrante. Elles prenaient beaucoup de place, finissaient par peser et en somme n'avaient que très peu de valeur en relation avec le prix des marchandises. Il s'agissait donc de rationnaliser la circulation des pièces. Ce système a été inspiré par celui mis en application en Suède dans les années 70 du 20e siècle et a été très apprécié aussi bien par lesclients que par les commerçants.
A présent et depuis déjà un certain temps, ce thème revient à la surface, concernant les petites pièces de centimes d'euros. Pour l'instant, il ne s'agit que d'une discussion, initiée par plusieurs pays de la zone euro où l'élimination progressive de ces petites pièces de la circulation est déjà devenue effective. Attention, il ne s'agit pas de les supprimer, elles restent un moyen de payement valable. Limiter la circulation des petites pièces « rouges » de valeur de 1 et 2 centimes pourrait engendrer une économie marquante au niveau des coûts de frappe, de distribution et de circulation de ces pièces. Parallèlement, cette idée reçoit lesoutiende la population. C'est ce qui ressort sur le commentaire analytique de la Banque nationale slovaque d'où il apparaît également que l'impact auprès des ménages par l'arrondi des sommes finales automatiquement au 5 centimes d'euros, inférieur ou supérieur ne représenteraient qu' entre 0,5 et 1 centime d'euro par mois, donc une somme absolument négligeable même pour ceux qui sont les plus vulnérables, aux revenus les plus faibles. Poussant le raisonnement au cas extrême, la perte pour un ménage s'élèverait à 12 centimes par mois. Naturellement, cette mesure concernerait uniquement les payements en espèces.
En Slovaquie, parmi les pièces en circulation, celles de valeur nominale 1, 2 et 5 centimes représentent 66%, celles de 1 et 2 centimes 55%. Aussi bien la population prise en générale que les milieux du commerce et de l'entreprise soutiennent la limitation de leur circulation. Selon l'Eurobaromètre, 73 % des slovaques sont pour cette mesure ce qui les situe au dessus de la moyenne observée dans la zone euro, 64%.