Lundi 19 novembre, le chef de la diplomatie slovaque s'est entretenu avec la haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Miroslav Lajcak et Federica Mogherini ont évoqué la prochaine présidence slovaque de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, OSCE, et le pacte mondial de l'ONU sur la migration.
Venir en aide aux populations et mieux gérer la migration
Le ministre des affaires étrangères et européennes de la République slovaque a rappelé que l'UE et l'OSCE avaient conclu un accord de coopération étroite en juin visant à améliorer la vie de la population dans les régions en Europe souffrant de conflits. La présidence slovaque sera la première à se tenir après cet accord. Selon le ministre, le thème de la migration n'a pas été éludé, puisqu'il résonne tant en Europe qu'en Slovaquie. Et de rappeler que toutes les conditions de la Slovaquie et de l'Union européenne avaient été prises en compte dans le texte. L'objectif du document adopté en 2017 à l'ONU, à l'époque où Miroslav Lajcak était président de la session de l'Assemblée générale des Nations unies, est de mieux gérer le flux migratoire et de renforcer le droit des migrants. Un texte non contraignant pour les Etats souverains en matière de politique migratoire. Miroslav Lajcak s'est dit peiné que cette problématique soit instrumentalisée :
« C'est navrant que ce thème soit récupéré par les populistes, xénophobes et nationalistes qui répandent des contre-vérités et des mensonges sur ce document. »
Monsieur Lajcak et madame Mogherini se sont rencontrés avant la session du Conseil des Affaires étrangères de l'Union européenne. Elections illégales au Donbass, nécessité d'un processus politique au Yemen et de condamner les responsables du meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi : ces dossiers étaient sur la table du Conseil du 19 novembre à Bruxelles.
Le scrutin du Donbass n'est pas reconnu
Les diplomates européens se sont entendus pour déclarer illégal le scrutin du Donbass tenu dans les républiques autoproclamées de Lougansk et Donetsk. Ils ont condamnés les activités russes et les provocations dans la mer d'Azov où Moscou renforce sa présence militaire.
Le chef de la diplomatie slovaque a évoqué la situation au Yémen, frappée par la pire catastrophe humanitaire actuelle, touchant 14 millions de personnes. Selon Miroslav Lajcak, il y aurait une chance pour la paix, des consultations pourraient démarrer :
« Nous nous sommes entendus pour déclarer que l'Union européenne devait user de toute son autorité pour que ce processus ait une chance, y compris jouer de notre influence en Arabie Saoudite, Iran et chez d'autres acteurs de la région. »
tasr