D’anciens volcans écourtent la vie des Slovaques

D’anciens volcans écourtent la vie des Slovaques

Faire un infarctus ou contracter le cancer, ceci ne dépend pas uniquement de la façon dont on vit mais aussi de où on vit. Voici plusieurs années déjà, un groupe de scientifiques slovaques a relevé que la région environnant le village de Krupina au Sud de la Slovaquie centrale se détache de l’ensemble du pays pour ce qui est du taux des maladies cardio-vasculaires et oncologiques ainsi que celles de l’appareil digestif.

Et les nouvelles études ne font que confirmer cette observation. Les résultats obtenus en comparant les données provenant des districts de Krupina et de Bardejov, station thermale au Nord de la Slovaquie Orientale, sont très éloquents : l’espérance de vie des hommes dans le district de Krupina est de sept ans inférieure à celle enregistrée dans le district de Bardejov, la différence de la mortalité due aux maladies cardio-vasculaires entre les deux districts est de 80%, celle due aux maladies de l’appareil digestif voire de 100%, toujours au désavantage du district de Krupina. Et les résultats sont similaires si l’on met d’un côté les districts de Detva et Banská Štiavnica, se trouvant non loin de celui de Krupina, et de l’autre ceux de Kežmarok et Svidník qui, eux aussi, se trouve au Nord-Est de la Slovaquie qui est la région la moins polluée de notre pays. Notons que c’est pour la similitude de leur caractère socio-économique que ces districts ont été choisis pour comparaison.

Les spécialistes font remarquer que les raisons de cette particularité tiennent à l’activité volcanique d’il y a près de 15 millions d’années qui a crée une couche géologique sous les villages concernés. «Nous avons pu démontrer que le milieu géologique volcanique est le plus préjudiciable pour la santé de l’homme. L’état de santé plus précaire parmi la population des régions mentionnées est consécutif à des taux de calcium et de magnésium insuffisants. Il est incontestable que l’eau dite molle augmente sensiblement le risque de maladies cardio-vasculaires». Et bien que les médécins de la région concernée mettent en doute ces considérations avancées par les géologues ayant plutôt la tendance à expliquer la situation par d’autres facteurs tel l’âge moyen des habitants, leurs habitudes alimentaires ou leur style de vie, les scientifiques rappellent que leurs conclusions s’appuient sur les statistiques officielles tenant compte d’une trentaine de facteurs liés à la santé dans près de 2.900 villes et villages slovaques, et que ces conclusions sont donc à prendre en compte avec le sérieux voulu par les autorités et les organes d’État.

Andrej Záthurecký

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