Trois élections apporteront cette année la réponse à la question comment évoluera l’histoire politique de la Slovaquie. Cela fera de 2014 une année particulière, potentiellement qualifiable d’exceptionnelle dans le jeune parcour du pays.
Au mois de mars les citoyens seront apellés à élire le nouveau Président de la République. En mai viendra le tour des députés au Parlement Européen au sein duquel la Slovaquie détient 13 sièges. Puis en automne viendront les élections communales. Ces dernières porteront sur le renouvellement des conseillers municipaux et des maires dans plus de 2900 villes et communes. Au regard des partis politiques les plus prestigueux et recherchés sont les fonctions de maire dans les deux plus grandes villes slovaques Bratislava et Košice.
Selon le politologue Michal Horský, ces trois élections feront sans doute bouger non seulement la scène politique, mais dans une certaine mesure elles polariseront aussi la société. « C’est le vainqueur de l’élection présidentielle qui influencera de manière marquante la stabilité politique et le climat social, » estime le politologue. Il est difficile de prévoir si l’opposition actuelle enregistrera au moins un succès partiel et refera surface de manière significative. M. Horsky doute d’un résultat solide lors des élections présidentielles. Mais après le débacle de l’opposition aux élections législatives en 2012 il perçoit une forte chance de réussite lors des élections communales. « Si l’opposition rate ces élections, cela sera pour elle un revers très grave dans la perspective des futures élections législatives, à l’horizon 2016. » Rappellons que le parti Smer-DS de Robert Fico sorti très largement vainqueur des législatives 2012 constitue à lui seul le gouvernement, possédant une bonne majorité parlementaire sans avoir recours à des appuis de coalition.
Très probablement, cette année les Slovaques se rendront aux urnes 4 fois. Il apparaît en effet très vraisemblable que le nouveau Président de la République ne sera pas élu lors du premier tour. De la sorte pourrait se manifester une certaine fatigue électorale,susceptible d’ influer sur la volonté des citoyens d’aller voter. Il faut par ailleurs noter que si le gouvernement d’Iveta Radičová issu des législatives 2010 n’avait pas chuté pour les raisons communiquées en leur temps, en cette année 2014 les élections législatives auraient eu lieu. Le calendrier électoral en aurait été encore plus chargé.
source : Pravda