Le Premier ministre Robert Fico a annoncé qu’il serait candidat aux prochaines élections présidentielles. Il rejoint ainsi d’autres candidats, des hommes politiques bien sûr, mais aussi des scientifiques, un homme d’affaire et un comédien. Et sa candidature ne laisse pas indifférents ses adversaires.
Le bruit courait depuis un certain temps, les spéculations allaient bon train. Cette fois, c’est fait : le Premier ministre a déclaré son intention de se lancer dans la course au fauteuil présidentiel. Il l’a fait dans le cadre solennel du bâtiment historique du Parlement slovaque après avoir évalué l’activité du gouvernement et fixé de nouveaux objectifs.
Une fuite en avant ?
Il rejoint ainsi le député Radoslav Procházka, le chef d’entreprise Andrej Kiska, l’acteur Milan Kňažko, Ján Čarnogurský ancien président du parti chrétien KDH – qui a quitté sa formation politique. Ce parti a proposé Pavol Hrušovsky qui a reçu également le soutien du parti de la minorité hongroise Most-Híd. Les libéraux du SaS ont désigné Peter Osusky; le candidat de la communauté hongroise SMK, Gyula Bárdos. Sont également dans la course Ľubica Blašková, le scientifique Milan Melník (75 ans) et Viliam Fischer cardiochirugien reconnu. L’actuel président de la République slovaque apporte son soutien à la candidature de Robert Fico.
Un homme d’expérience
Selon Ivan Gasparovic, le Premier ministre aurait une grande expérience politique, une large confiance des citoyens et serait perçu positivement à l’étranger. Les démocrates chrétiens du SDKU-DS soutiennent au premier tour le candidat du KDH et du Most- Híd Pavol Hrušovsky. Comme l’a déclaré le président du parti SDKU-DS Pavol Frešo, ce candidat aurait de réelles chances de se maintenir au second tour. D’autres candidats au poste présidentiel réagissent à la candidature du Premier ministre. Selon Pavol Hrušovsky, cette candidature premettrait à Robert Fico de fuir ses responsabilités, avant d’avoir réalisé le programme promis aux électeurs. Même réaction de Ján Čarnogurský selon qui cette candidature serait la preuve de la faiblesse et de la fatigue du Premier ministre.
Une campagne digne
Radoslav Procházka accueille positivement cette candidature. Andrej Kiska en appelle à une campagne honnête et équitable. Le mandat de l’actuel chef de l’Etat se termine le 15 juin 2014, jour de l’entrée en fonction du nouveau président de la République slovaque.
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