Selon Miroslav Lajčák, en janvier prochain l’Union européenne entamera les négociations avec la Serbie

Selon Miroslav Lajčák, en janvier prochain l’Union européenne entamera les négociations avec la Serbie

En janvier 2014, l’Union européenne engagera le processus d’adhésion avec la Serbie. Selon une information communiquée à l’agence de presse TASR par Miroslav Lajčák, ministre des affaires étrangères et européennes slovaque, à l’issue de la session du Conseil de l’Union européenne consacrée aux affaires générales, c’est une recommandation allant dans ce sens qu’ont adopté hier les diplomates européens.

Elle s’adresse aux leaders des pays membres de l’Union européenne, réunis aujourd’hui et demain à Bruxelles pour un sommet européen. Par contre, le chef de la diplomatie slovaque a en même temps noté que l’Albanie sera déçue de la décision du conseil qui n’a pas recommandé de lui accorder le statut de pays candidat. « Nous sommes nous-mêmes aussi déçus de la décision du conseil concernant l’Albanie, selon nous ce pays aurait précisement à l’heure actuelle besoin d’être encouragé dans ses efforts » a-t-il déclaré. Cependant, Miroslav Lajčák n’a pas voulu nommer les pays ayant rejeté la candidature de l’Albanie, il n’a fait que rappeler à titre d’exemple la position négative du parlement néerlandais. Ajoutant que personne n’a mis en cause les bons résultats et objectifs atteints par le nouveau gouvernement albanais, il a fait toutefois observé que Tirana devrait attendre juin 2014 et le sommet européen où la possibilité de se voir accorder le statut de pays candidat sera plus probable.

Quant à la Serbie, le ministre a précisé que la délégation slovaque était satisfait du texte final de la résolution qu’elle a qualifiée de meilleure qualité que celle d’origine. Selon une information officieuse, le processus d’adhésion pourra être entamé dès la fin janvier 2014 après que la Grèce se sera acquittée de sa présidence tournante. Miroslav Lajčák a informé que les diplomates réunis ont particulièrement apprecié le rôle positif de Madame Catherine Ashton à la normalisation des relations entre Belgrad et Prishtina. D’ailleurs, cette normalisation sera le leitmotiv du processus d’adhésion de la Serbie à l’Union européenne. Si aucun document ne fixe d’obligations pour la Serbie de reconnaître un Kosovo indépéndant, les attentes sont grandes de voir les relations entre ces deux pays s’harmoniser et devenir d’un plus haut niveau de qualité. Il est donc d’autant plus probable que hormis les plus lourds chapitres portant sur la corruption et la criminalité, Belgrad aura à négocier également celui désigné sous le numéro 35, qui s’intitule « Autres » et qui concerne précisement ce point délicat des relations serbo-kosovards. Et pour compléter la revue des pays des Balkans, Miroslav Lajčák de conclure que le processus d’adhésion avec la République du Monténégro est en cours de négociation et se déroule sans difficulté particulière ; la Bosnie-Herzegovine, pour sa part, est « une affaire perdue » étant donné que pour l’instant l’Union européenne n’y trouve aucune autorité responsable pour y faire avancer les choses ; et pour finir, la Macédoine, quant à elle, risque de voir – pour la sixième fois consécutive – sa candidature de pays candidat rejetée.

Andrej Záthurecký

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