Le nouveau premier ministre Peter Pellegrini défend la restructuration profonde du gouvernement. Selon lui, celle apportée au gouvernement originel de Robert Fico (Smer-SD) a été fondamentale, il ne s’est pas agi seulement d’un changement cosmétique, dans la mesure qu’elle a porté jusqu’au plus haut niveau de responsabilité, celui du premier ministre. Peter Pellegrini (Smer-SD), le nouveau chef du cabinet, a souligné que son gouvernement ne devait pas être enfermé à Bratislava et qu'il devait voir l'homme et sa vie derrière chaque problème. C’est la raison pour laquelle il envisage de poursuivre la tenue de conseil des ministres décentralisé au sein des régions slovaques. Le citoyen, aux dires de Pellegrini, doit éprouver le sentiment qu’il y a toujours quelqu’un à qui s’adresser s’il se retrouve dans l’embarras. Les personnes compétentes doivent décider en faveur de celui qui a raison et non pas d’argent.
Quant à l’affaire portant sur l’abus des subventions dans le secteur agricole en Slovaquie de l’Est, il déclare qu’à l’avenir il sera inadmissible que quelqu'un abuse du système. Il faut chercher une autre méthode pour procéder au contrôle des 2 millions d’hectares de terres agricoles pour lesquelles des subventions sont accordées.
M..Pellegrini considère qu’actuellement son cabinet peut compter sur l’appui de 79 députés au Parlement slovaque lui procurant un vote de confiance. Ceci bien que la déclaration du Programme gouvernemental soit une copie conforme de celui présenté par le gouvernement Fico. «La Slovaquie ne dispose pas de temps pour le moment car le pays a cessé de fonctionner et il est indispensable que tout le monde se remette au travail, c’est pourquoi j’ai accepté que mon gouvernement reprenne la déclaration du cabinet de 2016», a-t-il déclaré. En même temps, le premier ministre a nié n'être qu'une marionnette aux mains de l’ancien premier ministre Robert Fico. Il est prêt à se débarrasser de cette «étiquette» par son propre travail et veut montrer qu’il a sa propre idée sur la manière de diriger le gouvernement.
Le gouvernement est formé par une coalition de trois partis politiques, il doit donc être soutenu par les trois présidents de ces partis. « Si j'ai une opinion différente de celle du Conseil de coalition, nous chercherons un consensus » a-t-il déclaré. Il n’a pas exclu le débat avec des hommes politiques de l’opposition mais il faut qu’il s’agisse d’un débat cultivé.