Les petites et moyennes entreprises slovaques : espèce menacée ?

Les petites et moyennes entreprises slovaques : espèce menacée ?

Contrairement aux vacances fiscales que souhaiteraient les entrepreneurs slovaques sur le point de lancer leur activité entrepreunariale, l’État impose le système de nouvelles modalités d’enregistremenet et taxes afférentes, une hausse des impôts et des cotisations. C’est pourquoi de plus en plus nombreux sont les Slovaques qui hésitent à se lancer dans ce genre d’activité dans leur pays natal, envisageant de s’y risquer plutôt à l’étranger. Tel est, entre autres, le résultat d’un sondage organisé par la Chambre de commerce américaine en coopération avec la société Deloitte.

Michal Ugor, originaire de la ville de Prešov à l’Est de la Slovaquie et entrepreneur dans le domaine des réseaux sociaux et installé au Royaume-Uni, d’expliquer ce résultat et de le justifier par sa propre expérience : « Fonder une société en Grande Bretagne vous prend sept minutes et vous coûte vingt livres. Vous êtes inscrit immédiatement dans le registre des sociétés anonymes et vous avez une existence légale. Ceci peut même s’accomplir en ligne ». Et d’ajouter qu’en Grande Bretagne, 65% de tous les emplois sont crées par les petites et moyennes entreprises. « Je n’arrive pas à comprendre pourquoi en Slovaquie l’on accorde une telle prééminence aux grandes structures de montage » conclut-il. On peut citer un chiffre éloquent à ce propos : seulement 6% des entreprises ayant participé au sondage considéré trouve le soutien de l’État slovaque apporté aux entrepreneurs en début d’activité suffisant. Et les autres chiffres résultant de ce sondage ne sont pas moins critiques envers l’État : pour 73% des petites et moyennes entreprises interrogées, il est inenvisageable d’obtenir un prêt bancaire, 84% critique le Code du travail en vigueur. Selon Stanislav Pánis, analyste de la banque d’affaires J&T, une protection des entrepreneurs insuffisante et une charge administrative excessive liée au système fiscal constituent les plus importantes faiblesses du régime slovaque. Les analystes attirent l’attention sur un autre fait encore, la difficulté pour les startups de notre pays de réunir le capital nécessaire. Selon Michal Kozub de la société Home Credit, beaucoup de startups ne disposent pas d’une projection commerciale détaillée de leur activité ce qui rend très difficile pour eux de se voir attribuer des moyens financiers de la part d’une banque. Néanmoins, c’est la charge fiscale qui constitue un obstacle majeur pour les jeunes envisageant de se lancer dans une activité entrepreunariale : alors qu’à l’occasion du même sondage réalisé voici trois ans seulement 32% de petites et moyennes entreprises interrogées exprimaient cet obstacle, aujourd’hui elles sont 74% à considérer la charge fiscale pratiquée en Slovaquie comme inacceptable. Par contre, les entrepreneurs apprécient le soutien manifesté par l’Union euroéenne, au cours des trois dernières années leur capacité à bénéficier de celui-ci a augmenté de 12%.

Andrej Záthurecký

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