Le départ de la Grande Bretagne de l'UE sera une occasion pour le renforcement de l'intégration dans le cadre de l'UE. Se sont accordés sur ce point le président de la Commission parlementaire pour les affaires européennes Lubos Blaha, le vice-président de la Commission Martin Klus et l'eurodéputé Ivan Stefanec.
Ce dernier a porté l'attention sur le fait que le noyau dur existe déjà. Il est formé de la zone Euro et de l'espace Schengen. Selon lui, l'intégration au sein de l'UE continuera au travers les projets tels ceux de l'Union énergétique, le marché numérique, la sécurité et la défense. C'est dans ces domaines qu'il voit l'espace pour l'engagement plus actif des pays du groupe du V4. Le développement futur des discussions sur l'avenir de l'UE dépendra, selon Lubos Blaha, de l'Allemagne. L'Europe, selon lui, attend un gouvernement stable en Allemagne. Il pense que, en ce qui concerne le concept européen, «tout dépend de l'Allemagne», quelles que soient les «idées ambitieuses» du président français Emmanuel Macron ». Cependant, Martin Klus se félicite que M.Macron exprime la nécessité d'apporter des réformes dans l'UE. Il a toutefois souligné que la République slovaque fait partie d'une zone géographique de l'Union où tous les pays ne se trouvent pas dans la zone euro.
M.Blaha a également souligné le problème de "l'imposition des stéréotypes" de la part de l'Europe de l'Ouest. Selon lui, le libéralisme, typique pour la Scandinavie, ne convient pas à l'Europe centrale. Contrairement à son collègue Klus qui lui prend les pays scandinaves et les Pays Bas comme modèles de référencepost Brexit.
Quant à l'Europe centrale et sa place au sein de l'UE, le député Lubos Blaha a souligné qu'une certaine désillusion perdurera en Europe centrale si la conscience en la supériorité de la partie de l'Ouest de l'UE persiste. Cependant, selon Ivan Štefanec cette région devrait parler davantage des aspects positifs qu'elle peut offrir et de l'avenir.
Les trois parlementaires ont également abordé le point des sanctions de l'UE vis à vis de la Russie. Selon M. Blaha, il y a une opposition croissante en Europe contre ces sanctions. Il a ajouté que - je cite : "dans les coulisses de la diplomatie, nous faisons tout pour que cesse cette russophobie". En marge de cela, Martin Klus a déclaré qu'il « préconiserait la suppression des sanctions lorsque « le dernier soldat russe quitterait le territoire occupé » en Crimée et à l'Est de l'Ukraine, affirmant que « nous avons besoin de bonnes relations avec la Russie », mais on ne peut accepter de la voir occuper un territoire étranger.