Quelques propos quant à la fin de la Fédération Tchéco-Slovaque, il y a 25 ans

Quelques propos quant à la fin de la Fédération Tchéco-Slovaque, il y a 25 ans

Le 31 décembre 1992, la République fédérative Tchèque et Slovaque a cessé d'exister consécutivement à la loi constitutionnelle du 25 novembre 1992 sur la partition de cette République. 25 ans se sont écoulés et il est intéressant de porter un regard sur les liens qui demeurent entre Tchèques et Slovaques. Regrettent-ils la partition ? Quelles sont les opinions des Slovaques sur cette partition de l'Etat Tchécoslovaque pour former deux Etats indépendants et qui en a profité plus ?

Vladimir Meciar, l'un des acteurs principaux de la partition et ex premier ministre de la République slovaque déclare qu'avant la partition on remarquait des différences avec la République tchèque, des inconvénients au sein de la Fédération, mais aussi le fait que la Slovaquie a payé cher les changements engendrés par celle-ci. L'industrie d'armement arrêtée, la métallurgie, l'industrie mécanique lourdement frappée, l'absence de tout commerce avec l'étranger pour la Slovaquie. Néanmoins, si des doutes il y a 25 ans existaient, on peut constater aujourd'hui que ce profond bouleversement a été en définitive couronné de succès pour la Slovaquie. Dès son début, puis l'essor de son développement spectaculaire. Cependant, aujourd'hui il conviendrait d'engager des avancées et changements permettant de corriger le développement actuel de la Slovaquie qui dans une optique de moyen et long terme est mauvais pour la Slovaquie.

Bela Bugar, président du parti gouvernemental Most-Hid est persuadé que l'ex Tchéco-Slovaquie a beaucoup retiré de sa partition. Dans certaines situations, les Slovaques se portent mieux que les Tchèques. Pour exemple, contrairement aux Tchèques, les Slovaques sont membres de la zone Euro. Néanmoins, il faut encore que les citoyens se débarrassent d'une certaine frustration qui conduit vers l'extrémisme, dans les années à venir. Il apprécie le fait qu'il s'est agi d'une partition à l'amiable, fait qui est perçu positivement aussi à l'étranger. Peter Havlik de l'Institut viennois pour les comparaisons économiques internationales déclare que les 25 ans après la partition la Slovaquie se développe avec succès et contre toutes les prévisions pessimistes de l'époque. Si lors de cette séparation l'on entendait surtout côté de la partie tchèque que la Slovaquie ne survivrait pas, aujourd'hui, il est un fait patent que du point de vue institutionnel, elle est plus développée que la Tchéquie, elle se porte bien au plan économique.

Lubos Jurik était à l'époque de la partition conseiller et porte-parole du président du Conseil national slovaque. Selon lui, après cette décision prise par la République fédérale tchèque et slovaques les slovaques ont acquis plus de confiance en eux et conscience de leur existence, acquis des certitudes en leurs propres forces. Le motif clé, selon lui, était pour les Slovaques l'achèvement du processus d'émancipation, le désir d'avoir leur propre Etat et démontrer qu'en tant que nation ils sont capables de gérer leurs propres affaires. Il admet que les Tchèques ont quitté l'Etat commun plus riches ayant bénéficié des images du drapeau ou des marques connues qui ont été produites depuis des années ensemble, par des Tchèques et des Slovaques dans un Etat commun. Le partage de l'héritage n'a pas été équitable et les Slovaques peuvent encore aujourd'hui ressentir des prétentions de la partie tchèque, à bon droit, comme une injustice. En retour les Slovaques n'ont reçu aucune compensation. Néanmoins, ces 25 années ont permis aux plaies de cicatriser et aujourd'hui, les rapports tchéco-slovaques sont plus qu'amicaux.

Tatiana Minarovičová Foto: TASR

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