Plus de la moitié des enfants slovaques ne reçoivent pas régulièrement d'argent de poche. En République tchèque, ce n'est qu'un tiers des enfants qui ne bénéficient pas d'une telle dotation régulière de leurs parents.
De manière assez courante, les parents donnent une petite somme à leurs enfants chaque semaine. En Slovaquie, ils sont 30,6 % à le faire, ce qui est comparable à la situation en République tchèque (27,1 %). Ces informations ressortent d'un sondage effectué par l'agence STEM/MARK pour l'établissement bancaire mbank La différence entre les deux pays concerne l'argent de poche attribué une fois par mois. Un tiers des enfants tchèques le reçoivent, alors que seulement 13 % des enfants slovaques sont dans le même cas. Sur un plan général il est observé que ce sont les parents situés dans la tranche d'âge de 30 à 39 ans qui délivrent régulièrement à leurs enfants cet argent de poche une fois par mois. Par contre au-delà de la quarantaine les parents le font plus irrégulièrement.
Quant aux enfants d'âge préscolaire, seulement 6,5 % d'entre eux se voient attribuer un petit pécule à ce titre par leurs parents ce qui est pratiquement similaire au comportement des parents chez notre voisin tchèque. Dès 6 ans, début de la scolarité obligatoire, plus de 20 % des enfants slovaques disposent d'argent de poche, alors qu'en République tchèque, plus d'un tiers en bénéficie. A 10 ans, plus de 70 % des enfants reçoivent de l'argent de poche régulièrement dans les deux pays.
Quant au montant de cette attribution, les écoliers du cycle primairereçoivent plus de 10 euros ; dès le début de l'adolescence la somme oscille entre 20 et 30 euros. A noter que seulement 9,6 % des parents versent cet argent de poche sur le propre compte bancaire ouvert au nom de leurs enfants.
Selon une spécialiste en matière financière de la société Partners Group SK, l'argent de poche favorise chez les enfants le développement d'appréciation de la valeur de l'argent, il leur apprend de savoir utiliser et économiser de l'argent en quelque sorte gérer ce petit budget. Par ailleurs, cette spécialiste considère que cet argent de poche constitue un extra s'inscrivant hors l'achat d'articles vestimentaires, frais de transport la nourriture et autres entrant dans le budget familial global.
Ce qu'il convient de noter est que plus d'un quart des Slovaques se refuse toujours d'attribuer régulièrement à leurs enfants tout argent de poche. Fait vis-à-vis duquel la psychologue Maria Vantarova s'inscrit en contradiction ne considérant pas l'argent de poche comme quelque chose d'inutile. Pour elle c'est lors de l'enfance qu'on reçoit les notions de base quant à la valeur de l'argent et l'utiliser à bon escient. Reste à déterminer le niveau raisonnable de la somme d'argent de poche mis à disposition. C'est sur ce point que très souvent, les idées des parents et des spécialistes divergent.