Le 7 août dernier, le président du parti gouvernemental SNS, Andrej Danko a dénoncé l'accord de la coalition gouvernementale. Après l'appel du Premier ministre, le ministre de l'Education nationale Peter Plavcan du SNS a quitté ses fonctions ministérielles. Depuis, les rapports au sein de la coalition gouvernementale sont tendus, et ont abouti à une crise gouvernementale. Aujourd'hui, les leaders des partis de la Coalition se réunissent pour débattre de leur futur fonctionnement commun au sein de la Coalition.
Selon les propos d'Andrej Danko, prononcés hier devant les journalistes, le parti SNS ne voit aucune autre alternative au gouvernement actuel dans l'opposition, alors il n'envisage pas de quitter les rangs de la coalition gouvernementale. Cependant, le parti SNS souhaite faire sa propre politique. La Coalition, aux dires de Danko, doit rester une Coalition et non de l'esclavage. C'est pourquoi il veut négocier aujourd'hui un nouvel Accord de coalition gouvernementale. Quelques processus qui se déroulent actuellement au sein de la Coalition ne doivent pas, selon Danko, continuer. L'objectif du parti SNS est que le partenaire le plus fort au sein de la Coalition regarde avec plus d'attention le parti SNS. Il faut que la Coalition soit une alliance de partis qui s'entraident lors de l'accomplissement des visions politiques. Andrej Danko présume que le destin des petits partis politiques au sein de la Coalition gouvernementale est leur décès politique consécutif. La dénonciation de l'Accord gouvernemental avait pour objectif d'accroître l'intérêt et le respect des partenaires de la Coalition vis-à-vis du parti SNS.
Respectant le Premier ministre, il rappelle néanmoins qu'il est difficile d'être dans un gouvernement avec Robert Fico, dont le parti a des électeurs communs avec le parti SNS. Andrej Danko déclare également que les Ministres devraient s'occuper de leurs secteurs et assumer leur responsabilité devant le Premier ministre. Mais la révocation elle-même d'un Ministre doit revenir au parti qui l'a proposé dans cette fonction.
Les analystes politiques, Juraj Hrabko et Eduard Chmelar, déclarent ensemble que les trois leaders gouvernementaux parviendront aujourd'hui à un accord concernant affaires essentielles. Néanmoins, cet accord éventuel ne changera pas le fait que la coalition gouvernementale est définitivement déstabilisée.
Rappelons dans cet ordre d'idée que selon le sondage effectué par l'Agence Polis entre le 18 et 23 août, 29,9 % des Slovaques sont d'accord avec la décision d'Andrej Danko de dénoncer l'Accord de la Coalition gouvernementale. 37,1 % des Slovaques sont contre cette décision. 54,1 % des personnes interrogées souhaitent la continuation de la Coalition gouvernementale par une résolution de la crise gouvernementale et 24,8 % des Slovaques sont pour des élections anticipées.