« Mais pourquoi la Pologne »?

« Mais pourquoi la Pologne »?

Un Sommet en Europe Centrale pour la deuxième visite officielle du Président américain Donald Trump sur le vieux continent. En compagnie du groupe « Visegrad », des pays Baltes, de la Slovénie, de l'Autriche, et il n´en faut pas plus pour inquiéter et faire parler les quotidiens français, comme le journal « Le Monde » qui consacre un article sur l´«Initiative des Trois Mers», compte rendu de lecture :

« Mais pourquoi la Pologne »? Se demande le quotidien... « La question s'est posée lorsque, le 9 juin, la Maison-Blanche a annoncé que Varsovie serait la seule capitale européenne gratifiée d'une visite du président Donald Trump, sur le chemin de Hambourg en Allemagne, où il doit participer, aujourd´hui et demain, au Sommet du G20. « Trouvez-moi un pays européen où je serai bien accueilli », aurait ordonné Donald Trump à ses troupes, selon une source proche de la nouvelle équipe diplomatique américaine. Ce fut donc la Pologne. M. Trump partage avec les dirigeants de ce pays, emmenés par Jaroslaw Kaczynski, un certain nombre de valeurs: le sentiment anti-immigration, les déclarations hostiles aux musulmans, l'euroscepticisme, le souverainisme, le nationalisme. Il est nettement plus proche des idées de M. Kaczynski que de celles de la chancelière allemande Angela Merkel". Et le groupe „Visagrad" ne va pas s´en plaindre....

Enjeu énergétique

„Pour l'équipe de M. Kaczynski, la venue de Donald Trump est une aubaine, et la patience de Bruxelles s'épuise face aux positions anti-européennes du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie), un contrepoids à l'axe franco-allemand, mais les Tchèques et les Slovaques n'ont aucune envie de jouer les boute-feu et la solidarité au sein du groupe s'est nettement effritée. Les dirigeants européens, tant à Bruxelles qu'à Berlin et à Paris, ont parfaitement flairé le potentiel de division que recèle cette visite Avec la Croatie, la Pologne a aussi suscité, en 2016, la création d'une « Initiative des Trois Mers », qui rassemble douze pays européens de la Baltique à la mer Noire et à l'Adriatique - Pologne, Lituanie, Estonie, Lettonie, Hongrie, Autriche, Slovénie, Croatie, République tchèque, Slovaquie, Roumanie, Bulgarie - autour de projets communs d'infrastructures. Un sommet est même organisé à Varsovie pendant la visite du président américain, qui a accepté d'y participer. Le gouvernement polonais espère voir consacrer ainsi son leadership régional, avec la bénédiction de Washington. Méfiants, ni le président autrichien ni le tchèque, ne participeront à ce sommet.

L'autre enjeu de cette visite est énergétique", comme l´a précisé le Président slovaque Andrej Kiska, „La Pologne souhaite se passer du gaz russe et s'approvisionner en gaz américain, dont elle ferait aussi bénéficier l'Europe centrale. La réalité est sans doute que le choix polonais de Donald Trump ne répond à aucune vision stratégique particulière, au-delà du souci de montrer à ses électeurs, dans l'Iowa ou dans l'Ohio, qu'il a également des foules prêtes à l'acclamer sur le Vieux Continent, et pas seulement des manifestants hostiles".

Jean-Daniel Angibaud, Foto: AP/TASR

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