Le festival de musique classique contemporaine, créé en 1991, se déroule tous les deux ans à Bratislava. Daniel Gazon, chef d´orchestre belge, y participe depuis 20 ans.
Cette édition 2013 se double des journées internationales de la musique qui sont organisées par l´Association internationale de musique contemporaine (ISCM) à Košice, Bratislava et Vienne. Daniel Gazon dirigera le concert d´ouverture de Melos-Étos. Ce chef d´orchestre belge francophone s´est spécialisé dans la musique classique contemporaine. Il connaît bien le festival auquel il participe depuis 20 ans. Il nous parle tout d´abord de cette collaboration entre Melos-Etos et l´ISCM, une association créée en 1922 à Salzbourg, regroupant une cinquantaine de pays et environ 150 délégués.
Un festival reconnu
Selon monsieur Gazon, il était intéressant pour les deux festivals d´unir leurs forces : «Melos-Étos a indiscutablement pris sa marque dans les grands festivals de musique contemporaine en Europe après 20 ans de travail et de promotion intense et très efficace. Et c´est un rayonnement suplémentaire de s´adjoindre les capacités de l´ISCM à organiser ces Words Music Days.» C´est d´ailleurs la première fois que le festival de l´ISCM se déroule en Slovaquie : «C´est indiscutablement un grand événement. Et comme Košice est capitale européenne de la culture cette année, ça s´imposait d´avoir une antenne et une activité sur Košice.»
Des compositeurs slovaques à découvrir
La musique classique contemporaine slovaque mériterait selon lui d´être mieux connue, et de citer Peter Zagar, Peter Kolman, Roman Berger, Juraj Beneš, Juraj Vajó. Sans oublier les instrumentistes slovaques dont certains, comme le Quasars Ensemble, sont désormais rompus aux techniques contemporaines, ce qu´il n´y avait pas il y a vingt ans. Daniel Gazon dirige ce vendredi soir le concert d´ouverture à la Redoute. Au programme, notamment : Eric Nathan (Etats-Unis), Juraj Vajó (Slovaquie) et Jean-Pierre Deleuze (Belgique). Le Festival Melos-Etos se déroule du 8 au 14 novembre à Bratislava. Retrouvez l´intégralité de cet entretien dans notre émission du lundi.
RSI