De chaque euro versé en 2011 du budget national slovaque au budget européen destiné à la recherche et au développement, la Slovaquie ne perçoit en retour que 18 centimes au titre du financement de projets concrets dans ce domaine.
Il en résulte que notre pays est – en ce qui concerne le budget de la science et recherche – un contributeur net au budget de l’Union européenne. Cette information a été publiée par l’Office supérieure de contrôle qui a élaboré un rapport portant sur le financement de la science et de la recherche slovaques mesuré auprès de 19 universités et hautes écoles slovaques au cours du premier semestre 2013,provenant de sources étrangères. Dans ce contexte il est ironique de constater que c’est précisement l’Union européenne qui est le plus important bailleur de fonds étranger destinés aux projets scientifiques et de la recherche dans les facultés suivies par les auteurs du rapport considéré.
Actuellement, il s’agit du 7ème programme de cadre communautaire d’où sont prélevées les finances aux fins de subventions à la recherche et développement dans le cadre d’un budget global de 50 mlds. d’euros. Dans la nouvelle période de programmation 2014-2020 sera lancé le programme Horizon 2020 qui, lui, sera doté d’une enveloppe financière de 70 mlds. d’euros. Il résulte cependant des règles appliquées par le Ministère des finances pour calculer le taux de la contribution slovaque que si le budget du programme est accru, cette dernière devra aussi à son tour augmenter. Autrement dit, la Slovaquie ne parviendra vraisemblablement pas à s’affranchir prochainement de son rôle de contributeur net. Pour pondérer cette description de la situation en la matière il faut néanmoins constater que le rapport précité de l’Office supérieur de contrôle met simultanément en évidence que le soutien apporté vis à vis des établisements scolaires par le Ministère de l’éducation nationale dans leurs démarches d’obtenir un soutien financier dans le domaine de la recherche et développement provenant des fonds communautaires est inefficace. À vrai dire, le ministère ne dispose d’aucun système approprié pour aider effectivement ces établissements, qui constituent pourtant la pépinière des scientifiques de demain, à se procurer un financement convenable. Bien que la part des dépenses budgétaires slovaques destinées à la recherche et au développement par rapport au PIB du pays ait enregistré ces dernières années une certaine croissance, la Slovaquie reste toujours en queue du peloton des pays de l’Union européenne. En 2011, ce taux avait été de 0,68% ce qui plaçait notre pays juste avant la Bulgarie, Chypre et la Roumanie.