Avec le Brexit et le climat d'insécurité qui s'est installé dans le pays, la question se pose pour les milliers de Slovaques qui y travaillent.
« Le Brexit est certainement l'occasion pour les citoyens slovaques qui sont venus y vivre de leur plein gré de réfléchir s'ils veulent rester en Grande-Bretagne ou revenir en Slovaquie. »
C'est ce qu'a déclaré pour l'agence de presse TASR l'ambassadeur de la Slovaquie à Londres Ľubomír Rehák. La Slovaquie connaît plutôt une bonne croissance économique et offre des débouchés surtout pour les gens qui ont une expérience de travail à l'étranger, des compétences linguistiques adéquates. « Donc, ils sont bienvenus aussi en Slovaquie », constate le diplomate.
Des opportunités en Slovaquie
Les Slovaques vivant à Londres sont très flexibles, selon lui. Ils acceptent souvent un emploi qui est sous-qualifié, juste pour pouvoir travailler. Il a souligné que les salaires en Slovaquie sont certes plus bas, mais que d'un autre côté, la qualité de vie est comparable à celle de la Grande-Bretagne.
Selon les chiffres du bureau de statistique britannique, dont dispose l'ambassade, 85.000 Slovaques résident en Grande-Bretagne. L'ambassadeur ajoute que ces données ne sont pas précises puisque le pays n'a pas de registre de la population. Il estime qu'il y aurait plus de Slovaques, vers 100.000. Ceux-ci travaillent principalement dans le secteur des services, l'hôtellerie, la restauration, l'industrie et aussi comme saisonniers dans l'agriculture.
« Ce sont ainsi les secteurs principaux où ils travaillent. Environ 5 % des Slovaques occupent des postes importants de management, comme architectes, managers, banquiers, etc. »
Les Slovaques doivent-ils rester ou non dans ce pays après le Brexit ? C'est une décision individuelle à prendre selon l'ambassadeur.
« Nous recommandons de vraiment regarder les possibilités d'emploi au pays, aussi à cause de l'atmosphère qui s'est installée en Grande-Bretagne suite au Brexit et à la situation de sécurité qui a empiré. »
Selon l'ambassadeur Rehák, rester ou non dans le futur dans ce pays est à soupeser.
tasr