Un peu plus de 4 slovaques sur 10, assurent qu'ils dénonceraient un fait de corruption s'ils venaient à en avoir connaissance avérée. Il s'agit de la proportion la plus élevé depuis le début de l'évaluation de l'engagement des citoyens dans la lutte contre la corruption en 2002 effectuée par Transparency International dans ses sondages d'opinion publique.
Alors qu'en 2002, seulement 17% des citoyens slovaques déclaraient qu'ils dénonceraient un acte de corruption, en 2012,ce pourcentage se situait à 21%. A l'occasion de l'enquête 2017,il s'avère que 49% des citoyens se sont déclarés prêts à dénoncer une corruption constatée. Par contre 51% des citoyens interrogés se sont dit persuadés qu'ils ne le feraient pas. C'est ce qui ressort du sondage d'opinion publique représentatif effectué auprès de 1006 personnes du 4 au 9 avril dernier, par l'agence Focus pour Transparency International Slovaquie.
Le directeur de Transparency International Slovaquie Gabriel Šípoš a souligné qu'il n'est pas évident d'interpréter ces réponses dans la mesure où les citoyens questionnés auraient eu tendance à forcer sur leur volonté de dénoncer la corruption. En cela il voit, d'une part l'influence que pourrait avoir le travail de la police. A ce propos il faut savoir qu'en 2004, seulement un tiers des Slovaques avaient confiance en leur police, en 2016, la proportion était remontée à près de moitié, 46% pour être précis. Cependant, aux dires de M. Šípoš, par rapport aux autres pays de l'UE, il s'agit là de valeurs inférieures à la moyenne. La police slovaque est l'une des polices européennes recevant la plus faible confiance de la part des citoyens en même temps que le pays se positionne à la 5ème place quant au taux le plus bas d'accepter la dénonciation de faits de corruption.
Source : Transparency International Slovensko